Face aux défis agricoles, la Région Nouvelle-Aquitaine adapte ses actions

Dans un contexte de crise agricole, la Région Nouvelle-Aquitaine a mis en place une Mission d’Information et d’Évaluation (MIE) afin d’optimiser ses dispositifs de soutien. Ce document synthétise les mesures adoptées pour répondre aux attentes des agriculteurs : simplification des aides, transition agroécologique, revalorisation des dispositifs d’installation et d’élevage. Un engagement fort pour accompagner l’avenir de l’agriculture régionale.

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S’installer en agriculture en Nouvelle-Aquitaine : accompagnement et bilan 2024

L’installation en agriculture est un enjeu majeur pour la transmission des exploitations et la pérennité du secteur agricole. En Nouvelle-Aquitaine, la Région et l’Europe soutiennent activement les nouveaux et jeunes agriculteurs à travers la Dotation Nouveaux et Jeunes Agriculteurs (DNJA) et un large éventail de dispositifs d’accompagnement.

Ce bilan 2024 met en lumière les chiffres clés de l’installation dans la région : nombre de bénéficiaires, filières les plus représentées et profils des porteurs de projet. Il présente également les outils disponibles pour accompagner les futurs exploitants, depuis la phase de réflexion et de formation jusqu’au financement et à l’accès au foncier.

Grâce à un parcours structuré – conseils, formations, diagnostics, aides financières – les agriculteurs peuvent sécuriser leur installation et assurer la viabilité de leur projet. Découvrez comment la Nouvelle-Aquitaine agit pour dynamiser le renouvellement des générations agricoles.

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Appel à projets circuits alimentaires locaux – Innovation, coopération et logistique

Public concerné

  • Agriculteurs
  • Associations
  • Collectivités territoriales
  • Entreprises
  • Établissements publics

Domaines d’intervention

  • Agriculture
  • Économie locale
  • Environnement
  • Innovation
  • Compétitivité et performance
  • Filières alimentaires
  • Agroalimentaire
  • Emploi
  • Transition numérique
  • Agriculture biologique
  • Vie associative

Date limite de candidature : 30 avril 2025

Contexte
Dans le cadre des initiatives du Pacte Alimentaire et de NEOTERRA, cet appel à projets vise à soutenir des initiatives novatrices dans le domaine des circuits alimentaires locaux (CAL). Ces projets peuvent inclure, par exemple, des filières en cours de restructuration ou cherchant à développer de nouveaux débouchés.


Objectifs principaux

  • Renforcer les circuits alimentaires locaux : structurer les filières et contribuer au dynamisme économique et à l’emploi dans les territoires.
  • Expérimenter des solutions logistiques : développer des systèmes d’approvisionnement et de distribution innovants.
  • Valoriser l’ensemble des acteurs locaux : inclure les structures publiques, privées et associatives dans toutes les étapes des filières alimentaires, de la production à la consommation.
  • Promouvoir les produits locaux : encourager la consommation de produits locaux, de qualité et/ou biologiques dans des marchés variés comme la restauration collective, la distribution directe ou les grandes surfaces.

Calendrier

  • Début des candidatures : 15 janvier 2025
  • Clôture des candidatures : 30 avril 2025

Bénéficiaires

Cet appel s’adresse aux groupes structurés ou en voie de structuration autour de projets concrets et innovants, incluant :

  • Producteurs et leurs regroupements, transformateurs ;
  • Organismes professionnels des filières alimentaires ;
  • Acteurs de la distribution et du commerce (notamment la restauration hors domicile) ;
  • Collectivités territoriales (uniquement en tant que partenaires) ;
  • Toute autre structure participant au développement des circuits alimentaires locaux.

Aides financières

  • Taux d’aide maximum : 50 %
  • Dépenses éligibles minimum : 30 000 €
  • Plafond des dépenses éligibles : 100 000 €

Types de dépenses éligibles :

  • Coûts liés à l’ingénierie pour l’animation et la mise en œuvre du projet ;
  • Prestations externes nécessaires (études, formations, communication, etc.).

Critères de sélection

Impact structurant pour le territoire et la filière :

  • Contribution au développement des filières et des territoires ;
  • Implication et complémentarité des acteurs ;
  • Prise en compte des stratégies locales ;
  • Adéquation entre les périmètres territoriaux et les coopérations.

Méthodologie et efficacité :

  • Objectifs clairs et moyens bien définis ;
  • Plan d’action réaliste et évaluation des impacts ;
  • Pertinence des ressources mobilisées pour atteindre les résultats.

Qualité du groupe projet :

  • Diversité et expertise des partenaires impliqués ;
  • Gouvernance et pilotage solides.

Viabilité économique :

  • Retombées économiques mesurables pour les territoires ;
  • Analyse des marchés cibles et perspectives de développement ;
  • Pérennité financière des actions entreprises.

Transition énergétique et écologique :

  • Amélioration de la performance énergétique et environnementale ;
  • Développement des filières sous labels de qualité (SIQO, Bio, HVE).

Diversification des débouchés :

  • Approvisionnements locaux pour la restauration collective, en particulier dans les lycées ;
  • Diversité des canaux de distribution : vente directe, magasins de producteurs, grandes surfaces, etc.

Innovation :

  • Projets intégrant une dimension innovante, notamment sur le plan organisationnel.
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Ouverture des appels à projets FEADER 2025 : communication des filières sous SIQO

La mesure 77.03.01 du FEADER permet d’accompagner les actions de communication des filières sous SIQO. Ce dispositif est ouvert aux ODG, interprofessions et groupements réunissant majoritairement des opérateurs de l’agriculture biologique. A noter que la filière vitivinicole est éligible uniquement dans le cadre de projets multi produits sous SIQO (vins et produits agroalimentaires), de l’Agriculture Biologique ou d’un SIQO vitivinicole nouvellement reconnu (après le 01/01/2018).

Chaque année, la région Nouvelle-Aquitaine propose un appel à projets permettant de présenter votre programme d’action et déposer votre demande d’aide.

En 2025, plafond des dépenses éligibles par projet :

  • 125 000 € pour la promotion d’un produit sous SIQO
  • 250 000 € : pour la promotion de 2 ou 3 produits sous SIQO et de l’Agriculture Biologique
  • 400 000 € : pour la promotion de 4 produits sous SIQO et plus

Taux d’aide : 70 %

Chiffres clés :

Enveloppe pour la promotion des SIQO pour la programmation 2023-2027 du PSR = 8 544 000 € (soit 2 136 000 € / an)

En 2024, 18 bénéficiaires (soit une trentaine de filières) accompagnés pour un total d’aide de 2 445 392 €

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[Rédaction du Lab] Distill’inno, un projet pédagogique autour de la distillation

Depuis décembre dernier, Fabien Capezutti, professeur d’histoire-géographie au lycée agro-viticole de Jonzac, pilote avec ses élèves sur le projet Distill’inno. Financé par l’Union Européenne dans le cadre du programme Erasmus+, ce projet a pour ambition d’élargir les connaissances et les compétences des élèves en matière de distillation.

AANA : Fabien Capezutti, pouvez-vous vous présenter, s’il vous plaît ?

Fabien Capezutti : « Je suis professeur d’histoire-géographie à l’Agrocampus de Saintonge, plus précisément sur le site du Renaudin à Jonzac, établissement à forte orientation viticole compte tenu de sa localisation, en plein cœur du vignoble cognaçais. »

AANA : Qu’est-ce que le projet Distill’inno ? Comment est-il né ?

Fabien Capezutti : « Nos élèves évoluent dans un environnement très marqué par le cognac : ils y pensent, ils y travaillent, et appliquent les standards imposés par les grandes maisons, sans réelle ouverture sur d’autres pratiques. Mon objectif, en tant qu’enseignant, est de développer leur esprit critique et leur capacité d’adaptation.
Le marché du cognac est tourné à 97 % vers l’étranger. Si ça se passe mal à l’export, que ferons-nous de notre cognac ? La question se pose d’autant plus que la situation se tend avec les taxations de la Chine, et probablement celles futures des États-Unis de Donald Trump. Le marché du cognac n’est plus aussi flamboyant qu’hier. Il faut donc qu’ils se diversifient et qu’ils s’ouvrent à ce qui se fait ailleurs en termes de distillation, de nouvelles méthodes de travail, de nouvelles technologies et de nouvelles pistes de réflexion. Nous avons trois filières au lycée : une filière grandes cultures, une filière viticulture et une filière vente. On s’est dit que ce serait super pertinent d’associer ces trois filières autour d’un projet de création de produit. »

AANA : Comment ce projet est-il financé ?

Fabien Capezutti : « Le projet bénéficie d’un financement de 250 000 euros grâce au programme Erasmus+. J’ai imaginé ce projet, mais jamais je n’aurais pu le mettre en place sans Agnès Soulard de l’AANA, qui m’a accompagné dans la construction, la rédaction et dans la recherche des partenaires. Nous allons emmener les élèves en Nouvelle-Aquitaine pour découvrir d’autres méthodes de distillation, ensuite nous irons au Portugal pour rencontrer nos partenaires italiens, portugais et d’autres partenaires français. Enfin, nous nous déplacerons à Forcalquier, dans le sud-est de la France, à l’Université des Saveurs et des Senteurs, afin de mettre en place une méthodologie de travail guidée par les élèves. Cette première promotion du projet concerne quinze élèves et trois adultes. »

AANA : Comment les élèves se sont-ils approprié le projet ?

Fabien Capezutti : « Ils sont hyper motivés, conscients de l’opportunité unique qui leur est offerte. Ils se sont déjà beaucoup investis dans le projet et ont déjà bien travaillé. Ils sont partis à la découverte du monde, ont fait des recherches sur d’autres façons de distiller, parfois complètement artisanales, parfois complètement invraisemblables. Ils ont vu qu’on pouvait tout distiller, que tout était faisable.
Je leur ai proposé d’imaginer un nouveau produit. Ils ont fait preuve d’une grande créativité et ont élaboré un cahier des charges que nous soumettrons à l’ensemble de nos partenaires européens »

AANA : Quel est l’objectif final de ce projet ?

Fabien Capezutti : « L’objectif est de concevoir un produit original que nous espérons pouvoir produire au sein de notre établissement et commercialiser dans notre salle de vente. Il viendrait enrichir notre gamme actuelle composée notamment de Pineau des Charentes, de cognac et de jus de fruits. Ce serait une belle concrétisation pour nos élèves et notre lycée. »

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Podcast “Manger ou Mieux Manger” : à la rencontre de Christophe Limoges, dans les Deux-Sèvres, éleveur de vaches dont le lait est utilisé pour fabriquer le beurre AOP Charentes-Poitou

Partez à la rencontre de Christophe, éleveur passionné à Pamplie dans les Deux-Sèvres.

Découvrez son parcours inspirant, de sa jeunesse à la tête de l’exploitation familiale, jusqu’à ses innovations pour le bien-être animal et la modernisation de son métier. Entre traditions et modernité, il partage les secrets d’un beurre au goût unique, apprécié des gourmets et des artisans boulangers. Un épisode riche en saveurs et en histoire, qui célèbre le terroir et l’engagement des éleveurs.

Pour en savoir plus sur le beurre Charentes-Poitou AOP

Reconnu pour sa qualité, le beurre Charentes-Poitou AOP est capable de transformer un petit-déjeuner en moment de gourmandise inégalé. Pour comprendre comment ce beurre, né au 19e siècle, a réussi à s’imposer, nous nous rendons chez Christophe Limoges, heureux éleveur de 130 vaches laitières, dans le village de Pamplie.

Beurre Charentes-Poitou AOP, un savoir-faire reconnu

Dans la vallée de l’Autize (dans les Deux-Sèvres), entre collines et bosquets, un troupeau de vaches laitières déguste paisiblement une herbe grasse et verte. Nous sommes chez Christophe Limoges, 60 ans au compteur, dont plus de 40 passées à diriger son exploitation agricole. À tout juste 18 ans, Christophe Limoges a repris l’activité de ses parents, avant d’être rejoint par son frère et des agriculteurs associés. Il y a deux ans, son propre fils a sauté le pas. Une manière de transmettre un savoir-faire, au service d’un beurre de qualité. Car chez les Limoges, on produit la matière première de ce qui deviendra du beurre Charentes-Poitou AOP. En tout, quelque 750 exploitations sont engagées dans cette démarche, réparties sur l’aire d’appellation, qui comprend 5 départements (Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne et Vendée). Leur particularité est d’être des exploitations à taille humaine (75 vaches en moyenne) et dirigées selon une logique de polyculture. Ainsi, chez les Limoges, les 232 hectares sont répartis entre cultures (céréales, orge, maïs) et prairies naturelles. « Le troupeau pâture à l’extérieur. Ça, c’est une particularité de notre territoire, surtout en période hivernale », souligne Christophe Limoges. De quoi quasiment assurer – entre les cultures et la pâture – l’alimentation des 130 vaches laitières et garantir un lait riche toute l’année. Pour Christophe Limoges, cette alimentation est la clé pour comprendre le niveau de qualité atteint par le Beurre Charentes-Poitou AOP.

« On est sur des systèmes polyculture éleveur, qui apportent davantage d’autonomie alimentaire dans nos exploitations et une régularité. Et ça, c’est très important pour avoir quelque chose d’uniforme du début à la fin de l’année, même en période estivale et hivernale ».

Beurre Charentes-Poitou AOP, le beurre des gastronomes

Une fois collecté, le lait est transformé en beurre Charentes-Poitou AOP, dans l’une des cinq laiteries de la zone d’appellation. Dans le respect d’un cahier des charges rigoureux, le lait passe par 7 étapes (écrémage, pasteurisation, maturation, barattage, etc.), avant d’arriver sur votre table, prêt à être dégusté. Pour Christophe Limoges, ce beurre est tout simplement le meilleur. Au-delà de ses subtiles notes de noisette, il lui trouve un inimitable « petit goût de retournez-y ». L’éleveur lui reconnaît également « une texture et un goût unique et qui est vraiment flagrant par rapport à d’autres beurres du territoire français ».

Un avis que partagent ses nombreux consommateurs, qu’ils soient de simples amateurs de bonnes choses ou des professionnels, comme le rapporte Christophe Limoges :

« Le consommateur est très attaché à ce produit, mais également les boulangers pour les viennoiseries. Ils sont très attentifs à la composition et la texture, notamment pour le feuilletage.

Et pour ça, le beurre Charentes-Poitou AOP est très adapté ».

Un beurre à consommer au goûter ou qui saura bonifier vos purées, tourtes, crumbles, cookies et autres chaussons aux pommes. Repérez le logo Beurre Charentes-Poitou AOP sur l’emballage et bon appétit !

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Appel à projet Promotion et développement des filières agricoles de qualité 2025

L’appel à projet Promotion et développement des filières agricoles de qualité, dans sa version 2025, est ouvert.

Le dépôt dématérialisé des dossiers sur l’outil Mes Démarches en Nouvelle Aquitaine ne sera possible qu’à partir du 3 février 2025, et que la date limite de dépôt du dossier est le 07 mars 2025.

Pour répondre aux attentes sociétales, aux besoins des consommateurs et aux exigences du marché, la Région Nouvelle-Aquitaine a mis en place un dispositif destiné à accompagner les filières agricoles dans la promotion de leurs produits sous signes d’identification de la qualité et de l’origine (SIQO).

Période de l’appel à projets :

  • Début : Lundi 3 février 2025
  • Fin : Vendredi 7 mars 2025
    Thématique : Agriculture, Agroalimentaire, Forêt

Objectifs :
Cet appel à projets vise à renforcer la reconnaissance des produits de qualité de Nouvelle-Aquitaine, afin de valoriser toute la chaîne régionale, et en particulier les exploitations agricoles. Il s’agit également de répondre aux exigences européennes et aux attentes des consommateurs en matière de qualité alimentaire, de santé, de durabilité des productions agricoles et de bien-être animal. Les initiatives soutenues auront pour mission de faire connaître les spécificités des produits SIQO et d’encourager leur consommation.

Actions éligibles :

Seuls les frais externes sont pris en compte, c’est-à-dire ceux facturés directement au bénéficiaire de l’aide, tels que :

  • L’organisation ou la participation à des salons, qu’ils soient professionnels ou grand public,
  • La mise en œuvre de campagnes de communication sur différents supports,
  • L’animation sur les lieux de vente ou lors d’événements, réalisée par des producteurs ou des professionnels,
  • La production de goodies,
  • Les produits destinés à la dégustation,
  • La création ou refonte de sites internet non marchands.

Bénéficiaires :

  • Les organismes de défense et de gestion (ODG) des SIQO et leurs regroupements,
  • Les interprofessions liées à un régime de qualité éligible à cette mesure et leurs regroupements,
  • Les collectifs composés majoritairement d’opérateurs en agriculture biologique.

Vous trouverez sur le site Europe en Nouvelle Aquitaine, via le lien indiqué ci-dessous, l’ensemble des informations et documents en lien avec cet appel à projet :

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