Ce bulletin économique mensuel présente les chiffres de indicateurs : les cotations, les indices de coûts, les abattages, le commerce extérieur, la consommation et le cheptel.
La filière céréalière française subit, elle aussi, la hausse des coûts de l’énergie et s’inquiète des incertitudes que cela génère. Intercéréales, l’interprofession de la filière alerte.
La filière céréalière n’est pas en reste. En effet, la hausse des prix de l’énergie constatée ces derniers mois et les incertitudes sur les possibilités d’approvisionnement inquiètent les acteurs de la filière céréalière.
Une hausse des prix de l’énergie déjà remarquée
« Le mur actuel des prix de l’énergie ne sera pas franchi dans les semaines qui viennent. Et ce, pour beaucoup d’entreprises de la filière, alerte Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales, l’interprofession…
Depuis le 1er janvier 2022, une nouvelle réglementation européenne s’applique pour les producteurs en agriculture biologique. Elle concerne différentes dimensions de la production (bien-être animal, harmonisation des exigences pour les produits importés), mais surtout de nouvelles mesures favorables à la production de nouvelles catégories de semences adaptées à l’agriculture biologique, grâce à l’autorisation de leur commercialisation…
La Nouvelle-Aquitaine est 1ère région par son cheptel bovin viande. Ces derniers sont présents dans un tiers des élevages régionaux et alimentent de nombreuses entreprises régionales allant du commerce du bétail, à la distribution, en passant par l’abattage, la découpe et la transformation, sans oublier les exportations.
Afin d’apporter des éléments d’éclairage sur la réalité et les évolutions de ces dernières années de notre production bovine, INTERBEV Nouvelle-Aquitaine propose un document synthétique ci-dessous.
Louise Lesparre, animatrice du podcast la Clé des Champs, s’invite sur agriweb.tv pour un nouveau rendez-vous ! Aujourd’hui, Louise nous propose de partir à la rencontre de Louis Veyssi, éleveur laitier à Beaumont-du-Périgord.
Un réseau ancré dans son territoire, au service des acteurs du territoire.
Les 38 lycées, 15 CFA, 21 CFPPA et 40 exploitations – ateliers technologiques du réseau Réana constituent l’appareil public de formation agricole de Nouvelle-Aquitaine. Ils couvrent des univers relatifs à de multiples activités du territoire :
Production agricole
Transformation et la commercialisation des produits
Ce sont près de 1,3 milliard d’euros de fonds européens que la Région Nouvelle–Aquitaine a obtenus pour assurer la gestion des programmes européens sur la période 2021-2027 et qui permettront de financer des projets dans les domaines de l’innovation et la compétitivité des entreprises, la formation, du numérique, de l’environnement l’agriculture et forêt, la pêche et l’aquaculture, le développement des territoires, la coopération européenne.
Les enjeux de l’Europe est de rendre les régions :
plus compétitives et plus innovantes ;
plus vertes ;
mieux préparées aux emplois de demain ;
plus proches de ses habitants.
La Région Nouvelle-Aquitaine est responsable de la gestion de 3 programmes :
Le programme régional Nouvelle-Aquitaine a pour objectif la cohésion économique et sociale de l’Union européenne pour corriger les déséquilibres entre ses régions ;
Le plan stratégique régional financé par le Fonds Européen Agricole pour le Développement Rural (FEADER) qui soutient le développement des entreprises régionales des domaines agricoles et forestiers en favorisant une approche agro-environnementale ;
Le dispositif régional du programme national FEAMPA (Fonds Européen pour les Affaires Maritimes, la Pêche et l’Aquaculture) soutient les acteurs de la pêche et de l’aquaculture.
Si l’élevage bovin est l’une des plus significatifs de notre patrimoine agricole, les exploitations du pays ont perdu 463 000 bovins depuis 2021 et 2 millions depuis 2017.
Comment expliquer cette importante baisse des troupeaux ?
Races laitières et races à viandes sont toutes deux concernées : il reste 17 millions de bovins en France.
Pourquoi ?
Si l’on parle de la tendance vegan, elle n’est pas la cause de baisse du nombre de têtes. Ce sont plutôt les coûts et les difficultés de production qui sont à l’origine de cette perte. Les prix d’achats souvent insuffisants qui ne permettent pas aux éleveurs de faire leur marge sont aussi cités. Ce contexte a entraîné la fermeture de 100 000 fermes en 10 ans, à laquelle s’ajoutent la reconversion vers les grandes cultures, plus rentables que l’élevage.
Les difficultés climatiques
La sécheresse a eu des répercussions très importantes sur les cultures : faute de pouvoir nourrir les vaches, les producteurs ont fait le choix de diminuer les troupeaux.
L’exportation en hausse
La France était autrefois un producteur incontournable de viande : aujourd’hui 25% est importé depuis chez nos voisins belges, allemands, luxembourgeois ou encore espagnols qui seraient moins concernés par les difficultés de rémunération que les producteurs français.
La seule solution : les prix doivent remonter pour pérenniser nos élevages.
Alors que la pénurie touche le secteur, une filière moutarde bio se développe entre la Creuse et la Haute-Vienne. Les surfaces de plantation vont même doubler cette année.
Les étals des supermarchés en sont tristement privés. Plus un pot à l’horizon. La moutarde a disparu. Partout ? Non ! En Limousin, la filière lancée il y a 9 ans arrive à maturité. De 250 hectares l’an dernier, la surface de moutarde semée dans la région passe à 500 hectares cette année. La récolte va débuter dans quelques semaines et s’annonce plutôt bonne. De quoi réapprovisionner bientôt les étals.
La filière est née de la rencontre des entreprises AB développement et Delouis. La première est basée à Maisonnisses en Creuse, la seconde à Champsac en Haute-Vienne. Elle produisait déjà de la moutarde il y a une dizaine d’années, mais les graines étaient intégralement importées de l’étranger, notamment du Canada.
« L’idée, en montant cette filière, c’est de ramener la valeur ajoutée sur le territoire. Nos emplettes sont nos emplois, c’est du BSP (bon sens paysan). La société affiche des produits bio à son catalogue depuis 35 ans. Plutôt que de faire travailler des agriculteurs à l’autre bout du monde, nous avons voulu faire vivre ceux d’ici. La relocalisation, c’est un travail de longue haleine, c’est compliqué et heureusement, sinon tous nos concurrents l’auraient déjà fait » .
Retrouvez toutes les informations d’actualités de l’Interprofession et du Syndicat du Pruneau d’Agen ainsi que les chiffres clés de la filière dans le rapport annuel de 2022.
936 exploitations prunicoles réparties dans 8 organisations de producteurs.
72 transformateurs de pruneaux dont les 10 concentrent > 90 % des volumes.
11 370 hectares dont 9 503 productifs (83,6%).
19,2 % en conduite biologique (2 183 hectares).
Surface moyenne d’une exploitation prunicole = 12,5 hectares.
24 ans, c’est l’âge moyen des vergers. Qui a dit que le pruneau était réservé aux seniors ?
Rendement moyen 2020 = 4960 kg / ha en conventionnel, 3255 en bio
Chiffre d’affaires agricole = 70 millions d’€ ; CA industriel = 140 millions d’€
Récolte 2020 = 37 765 tonnes (dont 4100 en bio). Récolte 2021 = 16 400 tonnes soit près de 70 % de pertes par rapport au potentiel de récolte en raison de l’épisode de gel.
La France est le 3ème producteur mondial derrière le Chili et les Etats-Unis.
Le top 3concentre 90 % de la production mondiale de pruneaux !
Pour télécharger le rapport complet 2022, cliquez ici