Consultation : La place des femmes en agriculture

 Jusqu’au 31 août 2025

Donner toute leur place aux femmes dans l’agriculture

Les femmes jouent un rôle central dans le monde agricole français. Actrices du renouvellement des générations, elles représentent aujourd’hui près de 29 % des actifs permanents du secteur et assurent la direction d’un quart des exploitations. Leur engagement est essentiel pour construire une agriculture durable et inclusive.

Pourtant, malgré leur implication, les agricultrices rencontrent encore de nombreux freins dans leur parcours. Qu’elles soient cheffes d’exploitation ou salariées, elles témoignent régulièrement d’obstacles liés à l’accès à la formation, à l’installation ou à la transmission, mais aussi à leur santé, leur reconnaissance statutaire ou leurs droits à la retraite.

Face à ce constat, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, a décidé de faire de l’égalité femmes-hommes une priorité dans les politiques agricoles. Son objectif : mieux comprendre les réalités de terrain, identifier les leviers d’action, et bâtir un plan ambitieux à partir des propositions émanant directement des premières concernées.

Une grande consultation nationale est ainsi lancée. Elle invite les femmes impliquées dans l’agriculture à s’exprimer sur cinq thématiques clés :

  • La formation et le développement des compétences
  • L’installation et la transmission des exploitations
  • Les conditions de travail et la santé
  • L’engagement et la représentation
  • Le statut professionnel et la retraite

Les contributions recueillies viendront nourrir un plan d’action national qui sera dévoilé à l’automne 2025. Il s’agit d’un chantier collectif, fondé sur l’écoute et l’expérience des femmes du monde agricole.

« Les femmes sont au cœur de l’avenir de notre agriculture. Pour lever les freins à leur pleine participation, nous avons besoin de leurs témoignages, de leurs idées, de leurs propositions. Ensemble, faisons de ce secteur un véritable levier d’émancipation. »
— Annie Genevard, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire

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Les performances à l’exportation des filières agricoles et agroalimentaires françaises pour l’année 2024

Export agroalimentaire français en 2024 : performances contrastées et résilience sectorielle

En 2024, les exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires ont affiché une hausse modérée malgré un contexte international instable, marqué par des tensions géopolitiques, l’inflation des coûts logistiques et la volatilité des matières premières.

  • Excédent commercial agroalimentaire : L’excédent se maintient autour de 10 milliards d’euros, consolidant la place de la France comme acteur majeur du commerce mondial de produits agricoles transformés et bruts.
  • Filières en progression :
    • Vins et spiritueux : malgré un ralentissement aux États-Unis, les marchés asiatiques (Chine, Corée du Sud) affichent une progression notable.
    • Produits laitiers : forte dynamique vers l’Afrique du Nord et l’Asie du Sud-Est.
    • Céréales : volumes importants à l’export grâce à une bonne récolte et une demande soutenue du Moyen-Orient.
  • Filières en difficulté :
    • Fruits et légumes frais : compétitivité toujours affaiblie par les coûts de production élevés.
    • Viandes : recul vers certains marchés européens, impacté par les normes sanitaires et la concurrence intra-européenne.
  • Zoom Nouvelle-Aquitaine : les produits phares comme les vins de Bordeaux, les conserves, ou les produits transformés de la mer continuent de porter les exportations régionales, avec un accent croissant sur la montée en gamme et la traçabilité.
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Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2025-2034

Ce rapport de référence, publié conjointement par l’OCDE et la FAO, dresse les grandes tendances mondiales du secteur agricole et alimentaire à l’horizon 2034. Il fournit une analyse détaillée des perspectives de production, de consommation, de commerce et de prix des principales denrées agricoles et halieutiques.

Ce qu’il faut retenir :

  • Une croissance de la demande mondiale tirée par l’Asie, en particulier la Chine et l’Inde.
  • Un ralentissement attendu de la productivité agricole, soulevant des défis majeurs pour la sécurité alimentaire.
  • Une nécessaire transformation durable des systèmes agricoles face aux enjeux climatiques, environnementaux et socio-économiques.
  • Des projections par produit et par région, intégrant les politiques publiques et les facteurs de risque (climat, conflits, volatilité des marchés).

Le rapport constitue un outil précieux pour les décideurs, professionnels du secteur, chercheurs et investisseurs souhaitant anticiper les évolutions du marché agricole mondial.

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[Rédaction du Lab] Ça innove en Nouvelle-Aquitaine : le projet Life Vaia

L’Association Française d’Agroforesterie travaille depuis 2021 sur un projet de plantation de houblon dans les espaces de pares-feux de la forêt des Landes. L’objectif est double : créer une filière houblon viable économiquement et valoriser un espace inoccupé et sinistré d’un point de vue de la biodiversité. L’AANA est allée à la rencontre d’Hélène Cayron, responsable de ce projet.

AANA : Pouvez-vous vous présenter ?

Hélène Cayron : « Je travaille pour l’Association Française d’Agroforesterie sur des projets liés à la biodiversité. J’ai repris, au début de l’année, le projet Life Vaia qui a été lancé en 2021. »

AANA : Qu’est-ce que le projet Life Vaia ?

Hélène Cayron : « Il s’agit d’un projet financé par l’Europe, qui œuvre pour la valorisation, par l’agroforesterie, de zones endommagées dans des espaces forestiers. Il existe plusieurs partenaires au niveau européen, notamment en Espagne et en Italie. En France, le projet prend place dans la forêt des Landes et a pour but de valoriser la zone des pares-feux, avec l’expérimentation de la culture du houblon en vue de créer une filière, mais également de ramener un peu de biodiversité dans un espace de monoculture du pin maritime. »

AANA : Pourquoi avoir choisi le houblon ?

Hélène Cayron : « L’un des agriculteurs à l’origine du projet avait déjà planté du houblon, et c’est une culture que nous souhaitions expérimenter dans un climat qui n’est pas celui où elle est cultivée normalement. La filière houblon est peu développée en France et en Europe, il existe quelques zones de production concluantes, mais souvent en monoculture. Le houblon produit pourrait, dans le futur, répondre à une demande de brasseries locales. »

AANA : Quels sont les acteurs impliqués dans ce projet ?

Hélène Cayron : « Il y a les partenaires européens, notamment italiens et espagnols, et il y a l’agriculteur qui gère et entretient la zone de pare-feu, dont la ferme pilote en agriculture biologique s’appelle Hop’Land. »

AANA : Quelles sont les ambitions du projet à court, moyen et long terme ?

Hélène Cayron : « Rapidement, ce type de culture pourrait apporter de la biodiversité dans la forêt des Landes, pour plus de résilience face au changement climatique. Il faut savoir qu’en plus des cultures de houblon, des haies ont été plantées et nous travaillons sur des couvertures du sol pouvant apporter de la nourriture à la biodiversité. Il se pourrait également que des apiculteurs viennent installer des ruches sur les parcelles. C’est un projet pilote, mais il pourrait à moyen et long terme motiver d’autres projets de ce type dans la zone pare-feu de la forêt des Landes. À terme, nous souhaitons construire un modèle économique viable, une filière durable du houblon et référencer des données techniques et économiques qui permettront à d’autres agriculteurs de s’informer et de reproduire ce type de culture. »

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Podcast “Manger ou Mieux Manger” : à la rencontre de Mathieu Labarte, éleveur de volailles fermières des Landes Label Rouge IGP

La jolie commune de Bégaar dans les Landes (40) compte probablement plus de volailles que d’habitants ! C’est dans son exploitation entourée par les forêts de pins que Mathieu Labarthe élève des poulets fermiers des Landes Label Rouge IGP.

D’emblée, Mathieu parle d’évidence et de filiation en évoquant son installation à Bégaar, il y a 10 ans après ses études d’ingénieur à Toulouse. « J’ai grandi ici, près de cette ferme tenue par mes grands-oncles, et je venais y travailler l’été. Mon grand-père et mon père étaient également agriculteurs. Lorsque l’opportunité de reprendre cette exploitation s’est présentée, je me suis positionné très naturellement. »

Des cabanes nomades, du sable et la forêt

La transhumance des poulets, vous connaissez ? C’est pourtant ce que pratiquent les éleveurs de volailles fermières des Landes Label Rouge IGP. « Je pense que c’est unique au monderaconte Mathieu. Nos poulets vivent dans des cabanes contenant chacune 1000 animaux. Ces constructions en bois “appelées marensines” sont mobiles et nous les posons sur le sable, au milieu de la forêt. L’originalité de notre système est qu’il est transhumant : au bout de 3 mois, une fois qu’on a fini un lot de volailles, nous déplaçons nos cabanes pour les remettre sur un nouveau site sain et propre, avec de l’herbe et de l’ombre. Ces parcours sont vraiment adaptés aux animaux, qui grandissent en circulant la journée librement, de la manière la plus traditionnelle possible. »

« Le poulet fermier des Landes est élevé d’une manière bien particulière avec une liberté presque totale et des conditions de vie qui garantissent son bien-être. »

Des poulets bien élevés !

Dans ses 27 marensines réparties sur une parcelle de pins de 12 hectares, Mathieu produit environ 100 000 volailles Label Rouge IGP par an. Si les animaux gambadent à leur guise dans les arbres, comment arrive-t-il à les protéger des nombreux prédateurs ? « C’est une vraie question, pour laquelle nous mettons en place plusieurs types de solutions. La première est d’être présent quotidiennement, matin et soir. À la tombée du jour, je viens rentrer tous mes poulets, ce qui veut dire que je les éduque dès le départ à regagner leur cabane en fin de journée. Une fois à l’intérieur, ils sont protégés la nuit. Et je reviens les sortir le matin. Ensuite, j’entoure mes parcelles de fils électriques, pour décourager des animaux sauvages. Bien sûr, ce n’est pas efficace contre les rapaces par exemple, mais ça limite les risques. » Ces mesures de protection portent leurs fruits puisque 97% des volailles de Mathieu arrivent au bout de leur période d’élevage.

Les gourmets profitent d’une double labellisation

Le Label Rouge Volailles Fermières des Landes date de 1965, il fête donc ses 60 ans cette année ! « Ajoutez un indicateur géographique protégé (IGP), et cela garantit aux consommateurs un produit d’une qualité exceptionnelle, souligne Mathieu. Nos poulets Label Rouge sont élevés au minimum pendant 81 jours, donc quasiment 2 fois plus longtemps qu’un poulet standard, et ils sont nourris principalement avec du maïs sans OGM, qui donne cette couleur jaune à la peau des poulets. Dans l’assiette, l’amateur déguste une viande plus ferme, mais sur laquelle il retrouve quand même un peu de gras et on sait que le goût, ça vient du gras ! ».

L’IGP, quant à elle, garantit la méthode de production très spécifique des Landes, fondée sur ces marensines transhumantes au milieu des pins.

Ces méthodes induisent évidemment des contraintes pour les éleveurs, mais Mathieu y voit des aspects positifs, notamment en terme financier. « Nous sommes sur une filière segmentée qui s’adresse à des consommateurs intéressés par la qualité gustative de la volaille, et sensibles au bien-être animal. Derrière, toute cette exigence est récompensée par une rémunération à la hauteur du travail que l’on fait. »

Au milieu de ses poulets qui bénéficient donc d’une liberté presque totale, Matthieu rayonne ; il évoque sa fierté d’éleveur et les raisons qui peuvent amener des jeunes à se lancer. « C’est une activité où on a l’avantage d’avoir une garantie de prix et surtout une visibilité sur l’année, contrairement à d’autres productions où l’on ne maîtrise pas la météo. De plus, nos volailles sont des animaux assez rustiques, qui arrivent à s’adapter. Et celui qui débute, le système de cabanes démontables permet un investissement progressif, il peut le faire petit à petit et se lancer dans l’activité à son rythme. »

« Je travaille dans des conditions assez exceptionnelles, au milieu des pins, et j’ai beaucoup de plaisir à voir des animaux qui grandissent dans cet environnement naturel. En tant qu’éleveur, c’est une fierté de produire de cette manière-là. »

Le bon Poulet des Landes IGP Label Rouge sait aussi voyager ! En l’accommodant façon streetfood coréenne, vous allez surprendre agréablement les papilles de vos invités… En toute saison, sa chair blanche se marie très bien avec les lentilles, soit en version Suprême de poulet des Landes aux lentilles corail et pignons de pin, soit en salade avec des lentilles vertes.


Cette série de podcasts est initiée par l’Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine

www.produits-de-nouvelle-aquitaine.fr

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Ouverture d’un nouvel appel à projets pour la protection des cultures

Le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire poursuit son plan stratégique pour anticiper le potentiel retrait européen de substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures (PARSADA).

Un nouvel appel à projets doté de 45 millions d’euros est lancé. Son pilotage est confié à FranceAgriMer.

Le calendrier

  • Le guichet est ouvert du 30 juin 2025 au 31 décembre 2026.
  • L’instruction des projets se fera par relèves successives, dans la limite des crédits disponibles. Premières relèves : 7 juillet et 11 août 2025.

Conditions, modalités de déclaration, seuil, plafond : toutes les informations sont disponibles sur le site de FranceAgriMer.

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Chiffres clés de l’Agriculture Bio en Nouvelle‑Aquitaine

La conférence de presse de l’Agence BIO se tenait le 12 juin pour présenter le panorama des chiffres de la filière bio en 2024. Pour la visionner, c’est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=1Fnb_kHmy0M

À l’échelle de la Région Nouvelle-Aquitaine sont à retenir :
🟢 8 896 exploitations bio qui représentent 13,9 % des fermes régionales, soit une légère baisse de 1,8%
🟢 340 569 ha de SAU en bio (308 288 ha certifiés & 32 281 ha en conversion), ce qui représente 8,8 % de la Surface Agricole Utile (SAU), en baisse de 4 %.

La région se maintient au 2ᵉ rang national, pour le nombre d’exploitations et la surface bio, derrière l’Occitanie.

Consommation en 2024 : Le marché bio français, après une période de déclin, montre des signes de reprise en 2024 et début 2025, principalement portée par les magasins bio spécialisés & la vente directe.

Merci à l’Agence Bio pour ce pilotage précieux au niveau national du suivi des chiffres de l’Agriculture Biologique en France et sur les territoires.

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3 nouveaux appels à projets France 2030

Depuis plus de vingt ans, la Région Nouvelle-Aquitaine fait de l’innovation le socle de sa stratégie de développement économique. Cet engagement s’est traduit par la mise en place d’un écosystème structuré, performant et résolument tourné vers l’avenir. En moyenne, depuis 2017, ce sont 124 millions d’euros investis chaque année pour accompagner cette dynamique.

Le programme France 2030, à travers son déploiement régionalisé (PIA 4), vient renforcer cette dynamique. Il offrira aux entreprises et acteurs du territoire de nouveaux leviers pour innover et relever les défis des transitions écologique, énergétique, numérique (IA, robotisation…), tout en s’adaptant à un contexte international instable.

Le dispositif « France 2030 en Nouvelle-Aquitaine » se décline en trois axes :

Projets d’Innovation | France 2030

Une aide à la conception d’innovations, en phase d’étude de faisabilité ou de développement.

Cette action cible les projets d’innovation portés par une entreprise individuelle, PME ou ETI, de Nouvelle-Aquitaine, engagée dans une démarche de recherche, de développement et d’innovation (dont l’innovation non technologique) pour favoriser leur croissance et leur compétitivité.

Cet appel à projets vise à soutenir 2 typologies de projet : des projets en phase de « faisabilité » et des projets en phase de « développement et pré-industrialisation ».

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Projets d’amélioration et de transformation des Filières | France 2030

Un soutien à la structuration de filières régionales clefs par le financement de dépenses mutualisées d’investissement et de R&D.

Les projets soutenus doivent démontrer un apport concret et déterminant à une filière stratégique régionale et à sa structuration, en bénéficiant notamment à plusieurs petites et moyennes entreprises (PME) ou entreprises de taille intermédiaire indépendantes (ETI) issues de cette filière. Ils doivent en outre démontrer, à terme, une autonomie financière vis-à-vis du soutien public.

Ils peuvent notamment prendre la forme de :

  • création d’unités industrielles partagées ;
  • mise en commun de compétences techniques ;
  • mise en place d’outils collaboratifs ;
  • mise en place de plates-formes technologiques mutualisées, de démonstrateurs, de plates-formes d’accélérations pour l’industrie du futur.

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Projets Collaboratifs R&D (I-Démo Régionalisé) | France 2030

Un soutien aux projets collaboratifs de recherche et développement conduits par un consortium qui rassemble au minimum deux partenaires industriels ou de services dont une PME ou une ETI et un partenaire de recherche, aux effets diffusants et intégrateurs au sein d’une filière.

Il a pour objectif de renforcer les positions des acteurs industriels et de services sur les marchés porteurs afin de conforter ou de constituer, autour de leaders, donneurs d’ordres ou offreurs de nouveaux produits ou services innovants et à haute valeur ajoutée, un tissu de relations industrielles collaboratives durables et pérennes de grandes, moyennes et petites entreprises.

Leur réalisation peut comporter des phases de recherche industrielle destinées à lever des verrous technologiques importants ainsi que des phases très aval de développement expérimental, préalables à la mise sur le marché.

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