Start-up bordelaise recherche agriculteurs

Basée à Villenave d’Ornon, près de Bordeaux, la start-up Parcel souhaite installer une centaine de mini-maisons dans des exploitations agricoles, d’ici fin 2024.

Le concept

Lancée en août 2020 par Géraldine Boyer, la start-up bordelaise déploie des « tiny houses » à faible impact environnemental au cœur des exploitations agricoles française.

La fondatrice explique son objectif : « L’idée, c’est d’offrir aux citadins un pied-à-terre dans un écrin de nature, et de créer une rencontre avec les agriculteurs, qui sont là pour parler de leur métier et faire découvrir leurs produits ». 

Déjà implanté dans plus de 27 destinations en France, Parcel passera le cap des 40 destinations d’ici la fin de l’année.

La recherche des partenaires agriculteurs dans toutes les régions françaises est en marche ! « Notamment en Corse, et en Aveyron, où nous ne sommes pas encore implantés ».

Un avantage pour les agriculteurs

En installant une tiny house sur son exploitation, l’agriculteur va bénéficier d’un revenu complémentaire à son activité agricole.

Ce revenu additionnel peut s’élever jusqu’à 11 000 € par an et par hébergement installé. 

Parcel finance et installe les mini-maisons, s’occupe du marketing et de la location

« Pour la construction d’un hébergement, il faut compter 3 mois et le contrat avec l’agriculteur court sur une durée de 4 ans », explique Géraldine Boyer.

En bref

Pour mener à bien son déploiement, Parcel a levé 2,3 millions d’euros en janvier 2023. La toute 1retiny house a vu le jour sur le site de Château Champion, à Saint-Émilion. Les prix à la nuitée varient selon la saison et la destination (entre 139 et 179 € la nuit, comprenant un petit-déjeuner local).

Source : l’Essentiel Bordeaux

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Le volet 2 de Néo Terra a été voté le 13 novembre

Néo Terra, notre boussole pour 2030

C’est une séance exceptionnelle qui s’est déroulée ce lundi 13 novembre 2023, centrée autour du vote d’une seule délibération : la délibération sur Néo Terra. Néo Terra est le grand plan global de la Région pour réaliser la transition énergétique, agricole et écologique en Nouvelle-Aquitaine. Prenant la forme d’une feuille de route, Néo Terra pose les grandes orientations qui vont être appliquées concrètement dans tous les domaines de compétences de la Région. Ce « green new deal » marque une transformation profonde des politiques régionales de la Nouvelle-Aquitaine.

Découvrir le site Néo Terra : https://www.neo-terra.fr/

La séance plénière en vidéo

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Mildiou: l’Assemblée vote 20 millions d’€ d’aides aux viticulteurs

L’Assemblée nationale a voté mercredi pour un fonds d’urgence de 20 millions d’euros en soutien aux viticulteurs touchés par le mildiou, après d’importants dégâts dans le Sud-Ouest durant l’année.

La mesure est intégrée au projet de loi de finances de fin de gestion 2023, qui doit être adopté en première lecture en soirée puis transmis au Sénat. Il y a eu un « épisode très fort de mildiou dans beaucoup de récolte et de bassins viticoles du Sud-Ouest. Il est important de venir en soutien à ces agriculteurs » et…

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Appel à candidatures agriculture : les technologies au service des conditions de travail

Programme

Horizon Europe Framework Programme (HORIZON)

Call

Innovative governance, environmental observations and digital solutions in support of the Green Deal (HORIZON-CL6-2024-GOVERNANCE-01)

Objectif

Améliorer les conditions de travail et renforcer la force de travail grâce aux technologies numériques et de données – le potentiel de la robotique et de la réalité augmentée dans l’agriculture

Date limite 28/02/2024

Résultats attendus

Conformément à la stratégie de la ferme à la fourchette, à la politique agricole commune post-2022 et à l’ambition phare de l’ère numérique, une proposition réussie contribuera à la transition vers une agriculture équitable, saine et résiliente. Elle contribuera donc également directement et/ou indirectement à l’amélioration de la performance en matière de durabilité du secteur, y compris en termes de durabilité sociale, et à la compétitivité dans l’agriculture grâce à la recherche et à l’innovation qui soutiendront le déploiement ultérieur des technologies numériques et des données en tant que catalyseurs clés.

Les résultats du projet devraient contribuer à l’ensemble des résultats attendus suivants :

  • Amélioration des conditions de travail dans l’agriculture (y compris une plus grande sécurité des travailleurs et une réduction de la pénibilité) grâce à des solutions numériques innovantes exploitant le potentiel de la réalité augmentée.
  • Réduction des impacts environnementaux et des coûts de production, ainsi qu’amélioration de la qualité des produits, grâce à l’utilisation de technologies numériques, en particulier la robotique et la réalité augmentée.
  • Réduction de la part d’actions/tâches risquées ou peu attrayantes à effectuer par les travailleurs grâce à des solutions basées sur l’automatisation.
  • Atténuation de la pénurie de main-d’œuvre dans certains sous-secteurs de l’agriculture grâce à des solutions basées sur l’automatisation.

Cadre

Les technologies numériques et les données peuvent faciliter le travail dans l’agriculture, améliorer les conditions de travail et atténuer le défi de la pénurie de main-d’œuvre, qui affecte certains secteurs et régions. Elles ont le potentiel de rendre les emplois liés à l’agriculture plus attrayants, notamment pour les jeunes générations, et de les rendre plus sûrs. Les technologies numériques et les données peuvent accroître l’efficacité et l’efficacité des applications, par exemple grâce à un plus grand niveau de précision, et ainsi accroître la durabilité et la compétitivité du secteur.

L’automatisation est de plus en plus utilisée en agriculture ; souvent, le coût-efficacité des technologies numériques et des données innovantes constitue encore un obstacle à leur utilisation dans le secteur, en particulier dans les domaines où leur application n’est pas principalement pertinente pour augmenter l’efficacité et l’efficacité des processus. Les solutions techniques basées sur des approches de réalité augmentée offrent de nombreuses opportunités pour faciliter et améliorer l’utilisation des technologies numériques dans l’agriculture, renforcer les performances des outils numériques et fournir une assistance à distance, ce qui est important pour les entreprises éloignées, en particulier dans les zones rurales.

Les propositions doivent aborder les points suivants :

  • Développement de solutions basées sur la réalité augmentée pour améliorer les conditions de travail, la sécurité et la prévention des défaillances, et pour augmenter davantage les performances des robots.
  • Développement de solutions robotiques pour améliorer les conditions de travail nuisibles, le cas échéant. Les tâches robotiques à favoriser peuvent être directement liées à la production agricole, telles que la récolte, le désherbage, la surveillance des cultures, l’élevage d’animaux, ou indirectement liées, comme la logistique et la gestion agricole (TRL 7-8).
  • Développement de solutions robotiques pour des tâches pour lesquelles il existe un fort intérêt/besoin de soutenir et/ou de remplacer la main-d’œuvre humaine, non seulement pour améliorer la productivité, mais aussi pour garantir une production de manière environnementalement et socialement durable (TRL 7-8).
  • Renforcement des capacités en intelligence artificielle pour l’agro-robotique dans les domaines d’application favorisés par les propositions, y compris par l’utilisation de plates-formes évolutives pour augmenter davantage les performances des robots (TRL 7-8).
  • Développement de modèles économiques pour l’utilisation des technologies innovantes développées, en tenant compte des différentes structures agricoles, des liens entre les exploitations agricoles et des conditions biogéographiques et socio-économiques variées.
  • Développement d’un outil d’analyse des systèmes pour évaluer les conséquences de l’amélioration des conditions de travail par l’automatisation et la réalité augmentée, ainsi que du remplacement de la main-d’œuvre humaine par des systèmes robotiques pour les agriculteurs et les communautés rurales.

Pour en savoir plus sur cet appel à candidatures, rendez-vous sur le site de l’Europe :

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

[Rédaction du Lab] Vendanges 2023 : quel millésime pour le vignoble bordelais et celui de Bergerac-Duras ?

Par la rédaction du Lab Alimentation

Il est des millésimes qui laissent des goûts amers dans la bouche, malgré un beau bouquet qui présageait une grande année. 2023 sera sans doute de ceux-là, car entaché d’une épidémie sévère de mildiou au mois de juin avec des conséquences variables selon les cépages et les parcelles. Si les vins rouges, et notamment ceux issus du cépage merlot, ont souffert, les vins blancs tirent leur épingle du jeu avec un millésime réussi tant en volume qu’en qualité.

Les ravages du mildiou

L’année avait pourtant bien démarré. Le printemps avec son climat doux et sans trop de pluie, permit une floraison homogène et une belle sortie de grappes tant dans le vignoble bordelais que dans celui de Bergerac-Duras, lançant 2023 sur les rails d’un millésime exceptionnel. C’était sans compter sur ce mois de juin dont le climat, chaud et pluvieux, favorisa la propagation rapide du mildiou, et ce sur tout le sud-ouest de la France. Toutes les parcelles ne furent pas impactées de la même façon, et c’est le cépage merlot qui souffrit le plus. Les autres cépages rouges (cabernet franc, cabernet sauvignon, malbec) qui éclosent plus tardivement furent plus épargnés.

 Il a fallu attendre la dernière semaine de juillet pour que cet épisode malheureux prenne fin. Les températures élevées du mois d’août et le climat relativement sec ont permis d’assainir les vignobles, même si la sécheresse a atteint les rendements. Les raisins ont pu mûrir rapidement, et les premières vendanges furent lancées assez tôt (néanmoins plus tard qu’en 2022), à savoir dès le 16 août pour certains vignerons à Bordeaux.

Des quantités altérées, des typicités modifiées

Pour Bertrand Ballesta, Responsable Communication et Marketing à l’Interprofession des vins de Bergerac et de Duras (IVBD), 2023 sera un très bon millésime pour les vins blancs, secs et doux. Pour les rouges et les liquoreux, le bilan est plus mitigé avec des typicités de vins bouleversées : « Les assemblages des vins rouges seront modifiés, puisqu’ils seront faits à partir de davantage de cabernet sauvignon que de merlot, vu les faibles volumes récoltés sur ce cépage. On aura donc des vins plus fruités et légers, à boire rapidement, plutôt que des vins tanniques taillés pour la garde. Cela tombe bien, ce sont des vins qui plaisent davantage au consommateur d’aujourd’hui. Et pour les blancs liquoreux, ils furent obtenus par passerillage exceptionnellement, car il n’y a pas eu de botrytis cette année avec ce mois de septembre sec, sans fraîcheur et sans humidité. Là encore, leur goût sera particulier. »

À Bordeaux, l’été indien laisse entrevoir un millésime de qualité, notamment avec des jus qui exhalent des arômes concentrés pour les rouges. Côté quantité, le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) ne se prononce pas à ce jour, tant il est impossible d’estimer l’impact du mildiou selon les parcelles et les propriétés. Pour Bergerac-Duras, on estime une production de 400 000 hectolitres, soit comparable à celle de 2022, mais nettement inférieure à 2019, 2020 et même 2021.

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Une nouvelle gamme bio à partir de cépages résistants dans le 17

Séquentis, les nouveaux vins à partir de cépages résistants

Une nouvelle gamme de vins bios à partir de cépages résistants est en train de naître en Charente-Maritime. Son nom est Séquentis et son co-créateur Arthur Houvet nous explique le pourquoi du comment.

Parallèlement à votre activité de distillateur, vous produisez du vin, comment cette idée a-t-elle germée ?
Parallèlement à notre activité de distillateur, l’idée de produire du vin issu des cépages résistants est née spontanément, portée par notre engagement envers le bien-être de nos vignes et de nos sols. Ayant déjà une connaissance approfondie du terroir et des pratiques agricoles de notre région, il nous semblait logique d’explorer la production de vin en utilisant…

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Observatoire économique et financier – 1ère édition spéciale filière vinicole

Le Haut Conseil de la Coopération Agricole

(HCCA) et La Coopération Agricole Vignerons Coopérateurs (LCA VC), publient leur première étude sur l’état de santé économique de la filière vinicole. Cette analyse met en lumière les défis actuels révélant une crise imminente menaçant le secteur vinicole français, tout en soulignant les opportunités d’un renouveau pour les caves coopératives.

Découvrez l’édition spéciale de l’Observatoire économique et financier de la filière vinicole. Ce document vous présente une analyse pluriannuelle de l’évolution des coopératives vinicoles sur la période 2017/2022.

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

La production de plants de vigne bios se heurte à une impasse

Après avoir planché pendant quatre ans sur le sujet, les pépiniéristes constatent qu’il n’est pas possible de produire des plants bio sans mettre en danger leurs exploitations. Le mildiou cause trop de pertes.

La production de plant bio se heurte à une impasse : la lutte contre le mildiou. A lui seul, le cuivre ne suffit pas à contrôler le parasite les années de très forte pression comme en 2023. Les pertes de plants sont alors trop importantes. « C’est un point de blocage majeur. On ne peut pas mettre en danger nos exploitations pour répondre à la demande de plants bios », a insisté David Amblevert, le président de la FFPV (Fédération française de la pépinière viticole) lors d’un point presse…

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Agriculture : le bio résistera-t-il aux vents contraires ?

Aléas climatiques, baisse de la consommation et tensions sur les prix sont venus fragiliser la filière de l’agriculture bio. La région Nouvelle-Aquitaine n’y échappe pas

Que se passe-t-il dans le monde de l’agriculture bio ? Pour le saisir, plusieurs acteurs de cette filière viennent de mener une étude dans le cadre de la douzième édition du Mois de la bio en Nouvelle-Aquitaine, des rencontres professionnelles (visites de ferme, conférences…) qui se dérouleront tout au long du mois de novembre.

Incertitude sur les revenus

« La filière traverse une crise depuis deux ans. Ce qui bloque ? L’incertitude sur…

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES