Etude sur les produits locaux en grande consommation alimentaire, réalisée par Emily Mayer et Philippe Goetzmann.
La période d’inflation actuelle peut être un argument de plus pour privilégier le « consommer local ». Mais quel est le potentiel de cette consommation ? Quelles évolutions des organisations et des territoires induit-elle ? À partir de données inédites de l’institut IRI, Emily Mayer, directrice des études à l’institut IRI, et Philippe Goetzmann, expert alimentation et distribution de l’agence conseil Philippe Goetzmann et président de Faire ! Mieux, répondent à ces différentes interrogations dans cette analyse.
Dans le cadre de la cellule de crise viticole mise en place par la Préfète, la Chambre d’Agriculture de la Gironde a réalisé une enquête auprès des viticulteurs du département.
Il s’agissait d’évaluer le nombre de viticulteurs en difficulté et distinguer ceux qui souhaitent arrêter totalement leur activité, ceux à la recherche d’une reconversion partielle ou totale et les propriétaires bailleurs sans fermier.
1 320 : c’est le nombre de viticulteurs qui se sont déclarés en difficulté. Ce nombre élevé reflète l’ampleur de la crise qui touche le vignoble bordelais.
Si plus d’un quart d’entre eux veulent arrêter leurs activités et procéder à l’arrachage total de leurs vignes, la très grande majorité des exploitants souhaite, malgré les difficultés actuelles, poursuivre la viticulture, en procédant pour certains à des arrachages partiels, dans l’objectif de diversifier leurs productions. Beaucoup envisagent de s’engager vers d’autres productions végétales (oliviers et noisetiers étant les plus citées). Ils sont également nombreux à souhaiter développer des démarches d’œnotourisme et d’agritourisme.
Les résultats détaillés de cette enquête seront présentés lors de la prochaine cellule de crise qui réunira l’Etat, la Région, le Département, les représentants et les organisations professionnelles.
Dès à présent la Chambre d’Agriculture va contacter les viticulteurs intéressés par une diversification de leur activité pour leur proposer un accompagnement à la fois technique, économique et financier. Ses conseillers vont également se rapprocher de ceux qui envisagent une cessation complète et ceux qui ont exprimé des demandes spécifiques.
212,5 millions de bouteilles ont été expédiées, l’an passé, dans le monde entier. Les volumes livrés ont diminué de 4,8 %. La baisse intervient après un incroyable rebond. Les professionnels parlent d’un « ajustement ».
En 2022, la filière cognac a expédié 212,5 millions de bouteilles à la surface du globe, soit 10,7 millions de moins qu’en 2021, a-t-on appris auprès du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), qui réunissait son comité permanent ce mardi 17 janvier 2023.
Les volumes livrés dans les filiales de distribution de plus de…
Marc Fesneau, le ministre de l’Agriculture, trace sa feuille de route pour la filière vitivinicole en cette nouvelle année : de la gestion de la surproduction à la nouvelle certification HVE en passant par les trésoreries face à l’inflation et la moyenne olympique de l’assurance récolte.
Une manifestation s’est tenue début décembre Bordeaux pour réclamer des aides à l’arrachage. Est-ce que des aides d’Etat sont possibles pour assainir l’offre de vins rouges AOP excédentaires et permettre une sortie digne à des vignerons en détresse ?
Et ci-dessous le communiqué de presse du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique sur l’Accompagnement des entreprises face à la crise énergétique avec les points de contact par département :
La Commission Européenne a validé pour les agriculteurs ayant atteint 67 ans, le non-cumul d’une retraite et des aides de la PAC.
Une nouvelle conditionnalité renforcée
A partir de 2023, les critères qui s’imposaient jusqu’à présent pour le paiement vert intègreront la conditionnalité (nouvelles BCAE Bonnes Conditions Agro-Environnementale)1/7/8)
Les aides découplées et la convergence des DPB
Le Plan Stratégique National prévoit la poursuite de la convergence des DPB. Cette convergence se fera en deux temps : en 2023 et en 2025.
Une nouvelle aide : l’Ecorégime
L’écorégime est l’une des nouveautés de la PAC 2023-27. Il remplacera le paiement vert actuel, qui se traduit par une aide de l’ordre 70 % de la valeur du DPB, moyennant le respect de trois critères (prairies permanentes, diversification, surfaces d’intérêt écologique) pour les exploitations qui n’en sont pas exempté. l’Ecorégime sera applicable sur tous les hectares de l’exploitation dès lors que l’exploitation détient 1 DPB (ou une fraction de DPB.
Les aides couplées
Les aides couplées végétales sont confortées et élargies.
Les aides du second pilier
Maintien de l’ICHN, aide à la conversion en agriculture biologique et mesure agroenvironnementales et climatiques.
L’opération Chaussez vos bottes (15 mars au 30 juin 2023) invite les néo-aquitains à fêter l’agriculture régionale au travers de visites d’exploitation, rencontres, débats, marchés de producteurs…partout en Nouvelle-Aquitaine. Acteurs de l’agriculture, rejoignez l’opération en annonçant votre événement.
Un calendrier de ces événements, couvrant la période du 15 mars au 30 juin 2023, est proposé pour permettre au public de rencontrer et de mieux connaître ceux et celles qui contribuent au quotidien à notre alimentation saine et durable.
Vous êtes organisateur d’un marché de producteurs, de journées portes-ouvertes sur des fermes de Nouvelle-Aquitaine, d’un événement sur votre exploitation agricole, de débats en lien avec l’agriculture… Connectez-vous sur chaussezvosbottes.fr et inscrivez votre événement. Vous serez référencé dans la liste des événements #chaussezvosbottes.
Bénéficiez ainsi gratuitement d’un ensemble de moyens de communication pour muscler la visibilité de votre événement sur les réseaux sociaux. Vous disposerez d’un accès privilégié au club régional des micro-influenceurs locaux, d’une campagne de sponsorisation sur les réseaux sociaux, d’un reportage sur Agriweb.tv et d’une visibilité au cœur du Salon de l’Agriculture Nouvelle-Aquitaine.
Les labels de qualité dans l’alimentation garantissent la provenance d’un produit alimentaire. Certains sont reconnus au niveau européen, d’autres seulement au niveau national.
L’appellation d’origine protégée (AOP) et appellation d’origine contrôlée (AOC)
L’appellation d’origine protégée (AOP) garantit que le produit a été transformé et élaboré dans une zone géographique déterminée. Le label AOP est un signe européen. Il protège le nom du produit dans toute l’Union européenne (UE).
La déclinaison française de l’AOP est l’AOC (appellation d’origine contrôlée). Elle protège le produit sur le territoire français. Elle constitue une étape dans l’obtention du label européen AOP.
À noter que le logo AOC ne peut plus figurer sur les produits qui ont été enregistrés comme AOP, à l’exception des vins.
Les labels AOP et AOC garantissent un lien très fort entre le produit et son terroir.
A savoir : En France, près de 500 produits sont référencés comme AOP. On retrouve notamment le camembert de Normandie, le Roquefort, la châtaigne d’Ardèche, la noix de Grenoble, la lentille verte du Puy, l’olive de Nîmes, etc.
Pour connaitre la liste complète des produits AOP français et européens, vous vous pouvez consulter le registre des indications géographiques de l’UE. Notez que ce registre recense également les IGP et STG (voir ci-dessous).
L’indication géographique protégée (IGP)
L’indication géographique protégée (IGP) est un label européen qui désigne un produit dont les caractéristiques sont liées au lieu géographique dans lequel se déroule au moins sa production, son élaboration ou sa transformation.
Le label IGP repose sur la notion de savoir-faire.
En France, cela concerne par exemple le jambon de Bayonne, le canard à foie gras du Sud-Ouest, etc.
La spécialité traditionnelle garantie (STG)
Le label Spécialité traditionnelle garantie (STG) est un label européen permettant de protéger une recette traditionnelle, c’est à dire une composition, des méthodes de fabrication ou de transformation.
Elle vous permet d’identifier des produits 100 % bio ou, pour les produits transformés, composés à 95 % de produits agricoles bio.
La marque AB repose sur la notion de respect de la biodiversité et la préservation des ressources naturelles.
Les produits biologiques sont identifiables grâce à deux logos : l’Eurofeuille, logo bio européen, et la marque AB.
Le Label Rouge
Le Label Rouge est un label national. Il concerne l’ensemble des propriétés et des caractéristiques d’un produit. Les produits alimentaires, mais aussi les produits agricoles non alimentaires peuvent obtenir le Label Rouge. Ils doivent pour cela respecter un cahier des charges et être homologué par un arrêté interministériel.
Le Label Rouge porte sur la notion de qualité supérieure par rapport aux autres produits similaires.
Les produits bénéficiant d’un label IGP ou STG peuvent bénéficier du Label Rouge. En revanche, il n’est pas possible d’arborer les signes Label Rouge et AOC-AOP simultanément.
La certification de conformité
La certification de conformité garantit le respect des caractéristiques certifiées à partir d’un cahier des charges (par exemple : porc nourri à 70 % de céréales).
Ces caractéristiques doivent être significatives, objectives et mesurables et permettre de distinguer le produit du standard.
Il existe environ 280 cahiers des charges de certification homologués aussi bien pour des viandes, des volailles, des lapins, des fruits et légumes, des céréales, des poissons, des miels, des boissons, des produits de charcuterie, etc.
Depuis 2017, un Observatoire Régional de l’Agriculture Biologique (ORAB) partagé a été mis en place en Nouvelle-Aquitaine. Sont signataires aux côtés de l’Agence bio la DRAAF, l’association INTERBIO Nouvelle-Aquitaine, la Chambre régionale d’agriculture et Bio Nouvelle-Aquitaine (Fédération régionale agriculture biologique).
Cet observatoire a vocation à être un outil d’aide à la décision pour les pouvoirs publics et les professionnels, en traitant les données statistiques fournies par l’Agence bio ou collectées lors d’enquêtes spécifiques, afin d’analyser notamment les dynamiques de conversions et les filières régionales, de l’amont à l’aval.