En 2025, les exportations françaises de fruits et légumes suivent des trajectoires différentes. Les ventes de fruits progressent, portées notamment par les marchés européens, tandis que les exportations de légumes enregistrent un léger recul dans un contexte de forte concurrence.
Malgré cette activité exportatrice, la balance commerciale française demeure largement déficitaire, en particulier en raison des importations de fruits tropicaux, d’agrumes et de bananes. Les pays voisins restent les principaux débouchés, avec des opportunités de croissance sur certains marchés comme les Pays-Bas, l’Espagne, le Danemark ou le Portugal.
Pour renforcer leur compétitivité, les entreprises françaises peuvent notamment s’appuyer sur la valorisation de l’origine France, les labels, la traçabilité, la maîtrise de la chaîne du froid et une prospection commerciale adaptée à chaque marché.
Retrouvez les chiffres détaillés, les principaux marchés et les perspectives à l’export dans l’article de Team France Export.
La Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine alerte sur la situation particulièrement préoccupante des exploitations agricoles, fragilisées par la succession des vagues de chaleur et plusieurs mois de déficit pluviométrique. Selon l’institution, ces événements climatiques ne relèvent plus d’une crise ponctuelle, mais menacent désormais durablement l’avenir de l’agriculture régionale.
Toutes les filières et tous les départements seraient concernés. Dans les grandes cultures, les pertes pourraient atteindre 100 % pour certains maïs non irrigués, tandis que les rendements du tournesol reculeraient d’environ un tiers et ceux des céréales de 20 à 30 %. L’élevage est également confronté à une hausse de la mortalité animale, à des difficultés sanitaires et à un manque de fourrages susceptible de compromettre l’hiver 2026-2027. En arboriculture, viticulture et maraîchage, certaines productions enregistreraient jusqu’à 60 % de pertes.
Au-delà des conséquences économiques, la Chambre d’agriculture souligne l’épuisement et la détresse psychologique croissante des exploitants, ainsi que le risque de multiplication des cessations d’activité. Elle s’inquiète également d’une hausse de 13 % des surfaces en jachère entre 2025 et 2026, qu’elle considère comme une menace pour la souveraineté alimentaire.
Face à cette situation, elle réclame la mise en place immédiate d’un plan de sauvegarde comprenant des aides à la trésorerie, des reports d’échéances bancaires et fiscales, un accompagnement humain et technique renforcé, ainsi que des investissements de long terme pour adapter les exploitations au changement climatique, notamment en matière de gestion de l’eau, de bâtiments d’élevage et de résilience des systèmes de production.
Depuis la labellisation en 2024, l’AANA développe des projets à impact territorial et environnemental et c’est ainsi qu’en 2025, nous avons fait le choix de soutenir financièrement, par le biais de l’ACCLENA, un projet label bas carbone d’une exploitation polyculture élevage dans les Deux Sèvres et ainsi contribuer à la neutralité carbone de l’activité de l’Agence. En 2026 et cette fois sur proposition de France Carbone, le choix s’est porté sur une exploitation en productions végétales (arboriculture) en Dordogne. Le point commun entre ces deux projets ? l’implication des chefs d’exploitation dans les signes officiels de qualité (ADN de l’AANA), des jeunes agriculteurs reprenant l’exploitation familiale pour la développer et un regard accru sur l’impact environnemental de leur activité et stratégie de développement.
Qu’est-ce que le label bas carbone ?
Le label bas carbone est une certification officielle, décernée par le Ministère de la Transition Ecologique, valorisant des projets permettant de réduire ou stocker durablement les émission de gaz à effet de serre afin de contribuer à la lutte contre le changement climatique.
Les Vergers du Petit Brassac, une exploitation innovante au coeur du Périgord
Aux vergers du petit Brassac, à Beaumontois-en-Périgord, dans la famille Marescassier, l’arboriculture est dans les gènes, dopée par un fort élan d’innovation.
Benjamin, Lucas et très récemment Ophélie, constituent la 4ème génération sur cette exploitation. Il y a toujours eu des pruniers sur l’exploitation du père, Thierry Marescassier, en association avec l’élevage laitier. Benjamin s’est installé en 2009 et s’est associé avec son père en 2015 en donnant le top départ à la plantation de noyers.
« J’ai toujours préféré l’arboriculture aux animaux, c’était pour moi assez évident de me lancer dans la noix, au cœur du Périgord, terroir naturellement et historiquement propice aux noyers », raconte Benjamin.
En 2027, l’exploitation rassemblera 340 ha dont 120 ha en arboriculture (pruniers et noyers), mais aussi des grandes cultures : 12 ha de betterave porte-graines, 45 ha de luzerne déshydratée, 46 ha de prairie/jachères/divers et environ 117 ha de céréales diverses.
Les vergers de pruniers sont totalement destinés à la production de pruneaux d’Agen en IGP.
Benjamin assure le tri et le séchage dans des fours spécifiques, complètement isolés (même au sol) pour éviter les déperditions de chaleur. Ensuite les transformateurs, au nombre de 3 (Prunisol, La Compagnie des pruneaux et Les Pruneaux de Menet) prennent le relai de la réhydratation des prunes séchées pour la commercialisation. Un petit magasin de vente directe a aussi trouvé sa place sur l’exploitation proposant des pruneaux mi-cuits, de la prune d’Ente et des produits dérivés à base de fruits rouges (jus, confitures, gelées…) issu d’un atelier récent en marge de l’exploitation.
Côté noyer, les variétés ont été diversifiées (au nombre de 6) : il y a celles qui se prêteront à être commercialisées en AOP Noix du Périgord et des variétés, hors AOP, de type américain comme Lara, Chandler, sans oublier Fernor. Tout est commercialisé via la coopérative locale de Dordogne, Coop Cerno, spécialisée en noix et cerneaux.
« Dès que j’ai développé la production de noyers, j’ai cherché à intégrer la coopérative en tant qu’administrateur, je voulais m’impliquer et apporter ma contribution aux orientations de la structure ».
Les noyers les plus anciens ont aujourd’hui à peine 10 ans et commencent à produire pleinement.
La réalité économique du secteur
Sur l’exploitation, le modèle économique a été pensé en tenant compte des réalités du terrain. Les énoiseurs (personnes qui extraient, au final, les cerneaux des noix cassées) sont devenus introuvables. L’activité n’attire plus personne. La famille Marescassier a donc investi dans du matériel destiné à casser les noix, énoiser mécaniquement, trier à la couleur les cerneaux (trieur optique) pour valoriser au mieux cette production. Le cahier des charges de l’AOP Noix du Périgord a récemment évolué permettant de passer d’un énoisage strictement manuel à un énoisage mécanique.
« La problématique restera toujours la main d’œuvre en arboriculture » explique Benjamin « nous n’arrivons pas à fidéliser la main d’œuvre pour les pruniers d’une année sur l’autre, bien que nous ayons mis tous les moyens pour les accueillir dans les meilleures conditions ».
10 saisonniers pour la prune sur un mois, 5 pour la taille sur 4 mois et 6 saisonniers en noix sont nécessaires pour assurer les chantiers au moment de la récolte.
La labellisation bas carbone du verger
La labellisation bas carbone de l’exploitation s’inscrit dans le projet d’augmentation des surfaces en pruniers et noyers, productions à faible impact environnemental, avec l’installation de Lucas (le petit frère) sur l’exploitation.
L’impact environnemental est, dans la famille, un vrai driver des choix d’orientation et des innovations :
100 % d’enherbement des vergers
Fertilisation organique sur 100% de la SAU
Utilisation de produits de biocontrôle comme la confusion sexuelle dans les vergers de noyers et pruniers
Installation de 70 ruches dans les vergers de pruniers tous les ans, en partenariat avec des apiculteurs locaux
Réintroduction des prunes abimées et des noyaux dans les vergers comme amendement
Récupération des coquilles de noix pour les fournir à la coopérative voisine, la GRASASA, comme combustible de la chaudière à biomasse pour le séchage de la luzerne, alimentée également par le miscanthus
Irrigation par micro-aspersion pour économiser la ressource en eau et limiter les maladies
Utilisation d’oligoéléments pour stimuler le système racinaire
Plantation de 250 mètres de haies aux abords d’un lac en 2025
Récupération de l’eau de pluie dans une cuve enterrée et traitement de l’eau avant utilisation pour optimiser l’efficacité des produits phytosanitaires
Réseau d’irrigation collectif partagé avec le voisinage.
« On a même imaginé sécher nos prunes avec des pellets de miscanthus, noyaux de pruneaux ou encore coquilles de noix que nous étions en mesure de fabriquer, mais c’est la technique qui n’a pas suivi. Il nous a été impossible de trouver quelqu’un qui nous aide à installer le process de façon opérationnelle ».
Le gaz reste donc le combustible actuel pour les fours en dépit d’une augmentation de la facture de 47 % cette année !
Marquée par un incendie important en 2015 d’une partie de l’exploitation, la famille Marescassier a su faire preuve de résilience pour tout reconstruire et redynamiser la production de pruniers.
Cette force et cette envie d’aller de l’avant, en gardant des valeurs fortes dans leur projet de développement, en lien avec l’environnement, le respect du territoire tout en gardant une boussole économique, sont palpables dans le discours familial.
Des projets et des idées il n’en manque pas dans la famille. La petite sœur, Ophélie, vient tout juste d’arrêter son activité salariée extérieure, pour développer avec Thierry, le papa à la retraite été 2026, des chambres d’hôtes qui seront opérationnelles en 2027. Une attention particulière sera apportée à l’accueil et les abords de l’exploitation seront même redessinés. Les vergers du Petit Brassac ont déjà rejoint le réseau Bienvenue à la ferme.
Le verger en quelques chiffres
SAU : 233 ha dont 105 ha d’arboriculture en 2026
150 à 300 tonnes de prunes séchées par an
30 à 40 tonnes de séchage de noix en prestation pour les voisins
70 tonnes de noix
Plantation en 2025 de 11 h de pruniers et 15 ha de noyers (3 ha restant à planter faute de disponibilité momentanée des plants)
La coopérative Axuria regroupe 300 éleveurs d’ovins et de bovins au Pays basque. Créée il y a plus de 40 ans pour dynamiser la région et promouvoir l’agneau de lait des Pyrénées IGP et Label Rouge, sa viande connaît un succès certain sur les marchés français, européens et asiatiques. Mais comment répondre à la demande alors que le nombre d’éleveurs diminue ?
Nous sommes allés à la rencontre de Battita Baqué, directeur de la coopérative, pour en savoir plus sur Axuria.
AANA : Bonjour Mr Baqué, pouvez-vous présenter la coopérative Axuria à nos lecteurs, s’il vous plaît ?
Battita Baqué : « Axuria est une coopérative d’éleveurs basée en Soule, la plus petite des sept provinces du Pays basque et l’une des trois situées du côté français. Elle rassemble près de 300 éleveurs adhérents dans un rayon de trente kilomètres autour de la ville de Mauléon-Licharre, la capitale de la Soule. Axuria s’appuie sur l’abattoir municipal qui est central dans le projet, puisque les animaux y sont abattus quasi systématiquement. C’est important pour la vallée, dont l’activité repose beaucoup sur l’élevage. Les éleveurs ont principalement des troupeaux de brebis laitières et de vaches allaitantes. Les brebis sont notamment engagées dans des démarches de qualité telles que l’AOP Ossau-Iraty et l’IGP Label Rouge Agneau de lait des Pyrénées. Axuria existe aujourd’hui depuis 43 ans et dispose, depuis 2018, d’un nouvel atelier de découpe sur la commune de Chéraute afin de pouvoir découper l’intégralité de ses viandes et les commercialiser auprès de ses clients en France et à l’étranger. Nous comptons une trentaine de salariés. »
AANA : Quels types de produits proposez-vous à vos clients, et quels sont leurs débouchés ?
Battita Baqué : « Nous restons sur des viandes fraîches et crues, sans assaisonnement. Nous orientons nos ventes autour de nos marchés historiques qui sont ceux de la restauration hors-domicile, que cela soit la restauration traditionnelle, les tables étoilées, mais aussi les collectivités territoriales, locales et les cantines. Nous travaillons aussi avec des boucheries, des épiceries et de la vente aux particuliers à travers un site e-commerce. Nous exportons aussi une partie de notre production à travers deux voies : celle des agneaux vifs qui sont commercialisés en période de fin d’année vers l’Espagne car c’est une tradition là-bas, et cela correspond à une forte période de production pour les éleveurs ; et celle de la commercialisation vers l’Europe et l’Asie, qui sont très friands de l’agneau de lait des Pyrénées IGP Label rouge. Il s’agit du seul agneau en France à disposer de ces deux signes de qualité cumulés d’ailleurs. »
AANA : Les éleveurs ont-ils un cahier des charges à respecter pour intégrer la coopérative ?
Battita Baqué : « Effectivement, il y a un cahier des charges à respecter, avec des techniciens qui sont présents au sein de la coopérative pour accompagner les éleveurs dans la production. »
AANA : Quelles sont les défis auxquels doit faire face Axuria ?
Battita Baqué : « Nous faisons face à la raréfaction des volumes, avec des populations d’éleveurs en déclin. Nous essayons de dynamiser la filière, accompagner des projets de reprise d’exploitation agricole, mais nous arrivons sur une génération d’éleveurs qui partent à la retraite, et qui ne trouvent pas forcément de jeunes pour reprendre. Le défi d’Axuria à l’origine c’était de valoriser localement et au niveau national, notre fleuron l’agneau de lait des Pyrénées IGP qui était historiquement envoyé en Espagne quasiment comme un rebut. Il y avait la volonté de faire vivre tout un territoire avec un bassin d’emploi et des structures qui le dynamise. Aujourd’hui, la situation économique est favorable avec un marché espagnol qui a pris de la valeur, et un vrai engouement de nos produits en France et vers l’Asie. Il y a un dynamisme indéniable sur la viande de qualité supérieure que nous proposons, avec une demande à laquelle il nous faut répondre. Nous espérons que ce contexte portera à certains les motivations pour intégrer et pérenniser cette filière d’élevage aux valeurs fortes et authentiques. »
Le piment d’Espelette est la seule épice de France à être certifiée, en Appellation d’Origine Contrôlée depuis 2000 et en Appellation d’Origine Protégée depuis 2002. Mélanie et Jean-Baptiste Magis la cultivent avec passion au cœur du Pays basque, à Cambo-les-Bains.
« Quand mon père est parti à la retraite, il ne voulait pas que je reprenne la ferme essentiellement tournée vers l’exploitation laitière, parce que c’était trop dur. J’ai alors décidé de développer le piment d’Espelette, tout en conservant au départ mon métier de cuisinier. » Puis Jean-Baptiste et son épouse Mélanie se sont lancés dans cette activité à plus grande échelle ; de 6 000 pieds plantés en 2011, ils en comptent désormais 65 000.
Le piment, 11 mois sur 12
La culture du piment mobilise Jean-Baptiste et Mélanie pratiquement toute l’année. « Après les semis en février et le repiquage en mars, nous mettons en plein champ les plants de 20 à 25 centimètres, courant mai. Ce qui nécessite d’avoir labouré et préparé le terrain auparavant ! »
Les agriculteurs tuteurent ensuite les jeunes pousses pour les maintenir vers le haut. Car le piment aime le soleil ! Ils effectuent plusieurs opérations de désherbages manuels afin d’éviter la prolifération des mauvaises herbes qui viendraient capter l’humidité et les nutriments dont la plante a besoin. Arrive enfin le temps de la récolte, étalée sur 4 mois. Selon le cahier des charges de l’AOP, l’épice doit sécher naturellement au moins 15 jours. Pour Mélanie, ce temps est nécessaire « pour garantir ses qualités organoleptiques de couleur et de structure aromatique, qui constituent la typicité du piment d’Espelette en poudre. »
Il ne faut pas rajouter le piment d’Espelette dans la poêle, car la chaleur va abîmer ses qualités organoleptiques. Mais on peut l’incorporer dans de nombreux plats, ou le mettre sur la table et chacun assaisonnera son assiette selon son goût.
La vigilance est permanente
Jean-Baptiste et Mélanie ont l’œil partout. Ils surveillent particulièrement l’arrivée éventuelle du Sclerotium, un champignon qui se fixe aux racines et empêche la nutrition vers le haut. Ce parasite du piment n’a pas de traitement pour le moment, c’est l’un des défis auxquels ils doivent répondre , l’autre défi majeur étant l’adaptation au changement climatique. Confronté aux chaleurs extrêmes de juin, Jean-Baptiste n’a pu que constater les dégâts. « Avec des températures au-dessus de 40°, c’est très compliqué. Un quart de nos plants ont été perdus, ça n’était jamais arrivé. »
Ils ont dû aussi résister à la pression immobilière, particulièrement forte au Pays basque. Pour contrer l’appétit des promoteurs, désireux d’acheter du foncier pour construire, ces exploitants ont décidé de repasser leurs parcelles urbanisables en terres agricoles, il y a 5 ans, « pour les protéger, car le but, ce n’est pas de les vendre. »
Nous sommes heureux de produire du piment d’Espelette dans la ferme qui appartient à la famille depuis 1856. Et nous sommes fiers également d’avoir gardé nos terres et de transmettre tout cet héritage à nos filles.
Comme Jean-Baptiste, utilisez le piment d’Espelette pour donner du caractère à vos plats. Doux et fruité, il s’accommode de toutes les manières. Dans les poissons, les œufs, les viandes et même la pâtisserie… il met une touche de soleil du Pays basque dans vos assiettes !
La Région Nouvelle-Aquitaine propose un dispositif d’aide destiné à soutenir les manifestations agricoles et pêche organisées sur le territoire. L’objectif est d’accompagner les événements qui contribuent à valoriser les produits régionaux, les pratiques agricoles, les productions aquacoles et agroalimentaires de qualité.
Ce soutien s’adresse aux organisateurs de manifestations à envergure locale, régionale ou nationale, qu’il s’agisse d’événements professionnels ou grand public. Il peut notamment concerner des salons, colloques, conférences ou rendez-vous structurants pour les filières agricoles, aquacoles, agroalimentaires et de la pêche.
Quels sont les objectifs du dispositif ?
Cette aide vise principalement à encourager les initiatives qui mettent en avant les productions et savoir-faire régionaux. Elle permet de soutenir les manifestations qui participent à la promotion des produits agricoles, aquacoles et agroalimentaires de Nouvelle-Aquitaine, mais aussi à la diffusion de pratiques agricoles auprès des professionnels comme du grand public.
Le dispositif accompagne également les organisateurs dans le montage et l’organisation d’événements jugés stratégiques pour les filières régionales.
Qui peut bénéficier de cette aide ?
Le dispositif est ouvert à plusieurs types de structures. Les bénéficiaires peuvent être des associations, des collectivités territoriales, des sociétés, des établissements d’enseignement, des établissements publics ou encore des groupements d’intérêt économique.
Il s’adresse donc à des acteurs variés, impliqués dans l’organisation d’événements en lien avec l’agriculture, l’agroalimentaire, l’aquaculture ou la pêche.
Quel est le montant de l’aide ?
Le montant de l’aide varie selon la nature et l’envergure de la manifestation.
Pour les manifestations à envergure locale ou régionale, l’aide peut prendre la forme d’un forfait maximal de 4 000 €.
Pour les manifestations nationales dites structurantes, le soutien peut atteindre jusqu’à 50 % du budget de l’événement.
Quels sont les critères de sélection ?
Les projets sont notamment étudiés au regard de leur capacité à valoriser les produits régionaux agricoles, aquacoles et agroalimentaires de qualité, ainsi que les pratiques agricoles.
Pour les manifestations structurantes, l’attention porte également sur le caractère stratégique de l’événement, son organisation et son intérêt pour les filières concernées.
Comment déposer une demande ?
Les dossiers de demande d’aide doivent être adressés à la Région Nouvelle-Aquitaine, auprès de la Direction Agriculture, Industries agroalimentaires et Pêche, Service filières promotion qualité, à Limoges. Un formulaire de demande est disponible en téléchargement sur le Guide des aides de la Région Nouvelle-Aquitaine.
Ce dispositif constitue ainsi un levier utile pour les organisateurs souhaitant renforcer la visibilité des filières agricoles, aquacoles, agroalimentaires et pêche, tout en contribuant à la promotion des productions et savoir-faire de Nouvelle-Aquitaine.
Jean-Pierre Raynaud, vice-président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l’Agriculture, visitera l’exploitation agricole SCEA Mibaine en production bovin viande, ce mardi 7 juillet à 15 heures à Saint-Pardoux-la-Rivière (24 route des Maurinets).
Cette exploitation a bénéficié d’une aide de la Région à hauteur de 16 250 euros ayant permis d’accompagner ses investissements de biosécurité pour lutter contre la tuberculose bovine.
En effet, les éleveurs de Nouvelle-Aquitaine sont particulièrement exposés à la tuberculose bovine, une maladie infectieuse transmissible à l’homme (zoonose) causée par la bactérie Mycobacterium bovis. Cette bactérie peut infecter de nombreuses espèces, particulièrement les bovins et les cervidés, mais aussi les sangliers, blaireaux ou renards. Aujourd’hui, un plan de lutte renforcé a donc été mis en place pour prévenir, dépister rapidement et précocement la maladie, et assainir les foyers détectés.
En 2025, 70 % des 93 foyers détectés en France se trouvaient en Nouvelle-Aquitaine. La collectivité régionale a proposé la mise en place d’un dispositif expérimental d’aide aux investissements de biosécurité pour lutter contre la tuberculose dans 2 zones géographiques test : l’une sur la Dordogne et la Haute-Vienne, et l’autre sur les Pyrénées-Atlantiques et les Landes. L’ensemble de l’expérimentation couvre 90 communes et regroupe 745 exploitations.
Grâce à ce dispositif, 105 projets ont déjà été financés par la Région Nouvelle-Aquitaine depuis 2024, pour un montant de 1,5 million d’euros. En amont, la réalisation d’un diagnostic chez tous les détenteurs d’animaux de ces zones est réalisée par le réseau des Groupements de Défense Sanitaire et financée à hauteur de 80 % par la Région. En fonction des conclusions de ce diagnostic biosécurité, la Région soutient à hauteur de 65 % les investissements de biosécurité chez les éleveurs (investissements entre 3 000 € et 25 000 € par exploitant).
L’action de la Région Nouvelle-Aquitaine pour la filière élevage
L’élevage est un pilier du modèle agricole néo-aquitain ; son rôle est central : économie rurale, maintien des paysages, stockage de carbone, biodiversité fonctionnelle, qualité des sols et souveraineté alimentaire.
La Région Nouvelle-Aquitaine porte une action volontariste en faveur de l’élevage : en 2025, ce sont plus de 3 300 dossiers en lien avec l’élevage qui ont été soutenus pour un montant total d’aides cumulées de 80 millions d’euros (Région, Europe, autres financeurs publics) au bénéfice des filières d’élevage avec la mobilisation de 16 dispositifs (investissements, mesures agroenvironnementales et climatiques (MAEC), conseils, actions collectives, expérimentation – diffusion…).
AAP 1 : dépenses éligibles comprises entre 10 000 € et 20 000 € HT
AAP 2 : dépenses éligibles supérieures à 20 000 € HT (avec un cofinancement du FEADER)
Ce dispositif d’aide du Plan de Compétitivité et d’Adaptation des Exploitations Agricoles (PCAE) est destiné au soutien des investissements liés à la transformation de produits agricoles, à leur conditionnement/stockage et à leur commercialisation en circuits locaux par les agriculteurs et leurs groupements.
Les exploitations agricoles pouvant y prétendre sont les suivantes :
Agriculteur actif personne physique
Agriculteur actif personne morale exerçant sous forme sociétaire, à l’exclusion des sociétés civiles immobilières (SCI) et des groupements fonciers agricoles (GFA)
Agriculteur actif personne morale exerçant sous forme d’association ou de société coopérative d’intérêt collectif (SCIC)
Les groupements d’agriculteurs définis comme des personnes morales.
Ces catégories sont détaillées dans les appels à projet.
Les exploitations apicoles sont éligibles.
Les dossiers doivent être déposés au plus tard le 22 juin 2026.
AAP 1 – dépenses inférieures à 20 000€ HT
Les objectifs :
Produire une alimentation locale et de qualité
Développer les circuits de proximité et la vente directe
Soutenir la transformation et la commercialisation des productions agricoles
Accompagner la transition agricole en soutenant les agriculteurs certifiés en agriculture biologique (AB) ou Haute Valeur Environnementale (HVE ou équivalent) ou les projets apicoles
encourager la production d’une alimentation locale, saine et de qualité, contribuant à créer de la valeur ajoutée dans les exploitations agricoles. Il s’inscrit dans le Pacte Alimentaire pour une alimentation durable et locale en Nouvelle-Aquitaine.
soutenir les investissements de transformation, conditionnement, commercialisation de produits agricoles portés par les agriculteurs, leurs groupements et les personnes morales composées majoritairement d’agriculteurs
s’orienter fortement en faveur des projets engagés dans la transition agricole en ciblant les projets portés par des exploitations certifiées Agriculture Biologique ou Haute Valeur Environnementale (ou équivalent) ou les projets apicoles.