Nouvelle-Aquitaine : un AMI inédit pour structurer les solutions RSE

La Région Nouvelle-Aquitaine lance un appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à référencer des solutions de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Cette initiative s’inscrit dans une volonté de structurer l’offre existante et de faciliter l’engagement des entreprises dans des démarches durables.

Clarifier un écosystème RSE encore complexe

Face à la multiplication des labels, des méthodes et des offres d’accompagnement, de nombreuses entreprises – en particulier les TPE et PME – peinent à identifier des solutions adaptées à leurs besoins.

Avec cet AMI, la Région entend jouer un rôle de tiers de confiance, en sélectionnant des dispositifs fiables, lisibles et alignés avec les priorités territoriales. L’objectif est de rendre la RSE plus accessible et opérationnelle pour le tissu économique régional.

Une démarche structurante et innovante

Ce dispositif se distingue par son approche structurée, reposant sur un cahier des charges précis et une procédure de sélection transparente.

Il s’agit d’une initiative pionnière à l’échelle des collectivités, visant à :

  • qualifier les solutions RSE disponibles,
  • harmoniser les pratiques,
  • renforcer la crédibilité des dispositifs proposés aux entreprises.

Deux types de solutions référencées

L’AMI couvre deux grandes catégories :

  • Les labels RSE, adossés à des référentiels reconnus, permettant de valoriser les engagements des entreprises
  • Les offres d’accompagnement, combinant plusieurs leviers (diagnostic, conseil, formation, outils, échanges collectifs), avec une approche structurée et progressive

Ces solutions doivent prioritairement s’adresser aux TPE, PME et structures engagées dans une activité économique, quel que soit leur niveau de maturité en matière de RSE.

Un outil au service de la transition des entreprises

Les solutions retenues seront intégrées dans un catalogue régional “Solutions RSE Néo Terra”, utilisé notamment dans le cadre de l’accompagnement des entreprises et de l’attribution de certaines aides publiques.

Le référencement constitue :

  • une reconnaissance officielle,
  • un levier de visibilité pour les acteurs sélectionnés,
  • une opportunité de collaboration avec la Région.

Des critères exigeants pour garantir la qualité

Les candidatures sont évaluées selon plusieurs critères, visant à garantir la pertinence et l’impact des solutions proposées :

  • robustesse et crédibilité des dispositifs,
  • accessibilité pour les entreprises (notamment les plus petites),
  • contribution aux objectifs régionaux de transition,
  • résultats concrets en matière de transformation des pratiques.

Un calendrier ouvert pour encourager les candidatures

L’appel à manifestation d’intérêt s’inscrit dans la durée, avec plusieurs vagues de sélection permettant aux acteurs intéressés de candidater et de rejoindre progressivement ce référencement régional.

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

EU LIFE Info Days 2026 : un rendez-vous clé pour les porteurs de projets environnementaux

Les EU LIFE Info Days 2026 se tiendront en ligne du 28 au 30 avril 2026. Organisé par l’Agence exécutive européenne pour le climat, les infrastructures et l’environnement (CINEA), cet événement vise à accompagner les porteurs de projets souhaitant répondre aux prochains appels à propositions du programme LIFE.

Un temps fort pour préparer les appels à projets 2026

Ces journées d’information interviennent dans le calendrier des appels LIFE publiés au printemps 2026. Elles ont pour objectif de donner aux participants toutes les clés pour comprendre les priorités européennes et structurer des projets solides.

Les sessions permettront notamment :

  • d’identifier les thématiques prioritaires,
  • de décrypter les modalités de financement,
  • d’obtenir des conseils concrets pour optimiser un dossier de candidature.

Une vision complète du programme LIFE

Le programme LIFE constitue l’instrument financier de l’Union européenne dédié à l’environnement et à l’action climatique. Il s’articule autour de quatre grands volets :

  • nature et biodiversité,
  • économie circulaire et qualité de vie,
  • atténuation et adaptation au changement climatique,
  • transition vers une énergie propre.

Les Info Days proposent un éclairage détaillé sur chacun de ces axes afin d’aider les candidats à positionner leur projet de manière pertinente.

Des sessions pratiques pour monter des projets solides

Le programme s’organise autour de présentations thématiques et de sessions pratiques :

  • introduction aux appels à projets 2026,
  • aspects financiers et critères d’évaluation,
  • focus sur les différents types de projets (standard, stratégiques, énergie, etc.),
  • conseils méthodologiques pour rédiger une proposition efficace.

Des temps d’échanges interactifs sont également prévus, permettant aux participants de poser leurs questions en direct.

Un dispositif renforcé de networking

Au-delà des sessions d’information, l’événement intègre une dimension collaborative avec des rencontres bilatérales en ligne.

Les participants peuvent ainsi :

  • identifier des partenaires potentiels,
  • échanger avec des experts ou des points de contact nationaux,
  • initier des collaborations autour de futurs projets.

Ces rendez-vous de networking peuvent se poursuivre après l’événement, facilitant la maturation des projets.

Un événement accessible à tous les porteurs de projets

Entièrement en ligne et ouvert à un public européen, les EU LIFE Info Days s’adressent à un large éventail d’acteurs :

  • collectivités,
  • entreprises,
  • associations,
  • organismes de recherche.

L’événement constitue une opportunité stratégique pour anticiper les appels à projets et maximiser ses chances de financement.

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

[Rédaction du Lab] La noisette du Lot-et-Garonne à l’heure des défis

Cultivée depuis cinquante ans dans le Lot-et-Garonne, la noisette fait face à un tournant. Alors que la demande explose, son développement est freiné par le dérèglement climatique et une filière qui peine à se structurer. Nous sommes allés à la rencontre de Mathieu Martinet, producteur et transformateur de noisettes installé à Castillonnès, et qui croit dur comme fer au futur de la noisette dans la région.


AANA : Bonjour Mathieu Martinet, pouvez-vous vous présenter et nous expliquer comment vous en êtes venu à cultiver de la noisette ?

Mathieu Martinet :Bonjour. J’ai 35 ans. Je suis producteur de noisettes depuis 2019. Avant ça, j’ai travaillé dans l’aéronautique pendant cinq ans, puis j’ai rejoint mes parents dans leur exploitation agricole du Lot-et-Garonne. Producteurs et transformateurs de canard gras, ils ont voulu diversifier leur exploitation à la toute fin des années 2000 en plantant de la noisette. Ils ont rejoint la coopérative Unicoque en 2010 avec leurs 25 hectares de noisetiers tout juste plantés de quatre variétés : la fertile de coutard, la pauetet, la segorbe et la corabel. En 2019, le contrat se terminait, je me suis installé, et j’ai décidé de ne pas renouveler le contrat avec la coopérative. Non pas que je contestais son fonctionnement ou ses prix, mais parce que je voulais transformer mon produit, en être maître jusqu’au bout.

AANA : Pouvez-vous nous expliquer la spécificité de votre entreprise, la Maison Martinet ?

Mathieu Martinet :Ma famille est productrice de canard gras, et nous gérons du poussin jusqu’à la mise en conserve et la vente. Donc cela avait du sens pour moi d’être producteur et transformateur. J’ai donc monté une seconde structure qui s’appelle la Maison Martinet, qui propose de la noisette décortiquée et des produits dérivés 100% à base de noisettes : noisettes décortiquées crues, torréfiées, en grain, en poudre, en huile, en pâte et en farine. Nous sommes très vite allés chercher un positionnement très haut de gamme, car les gens auxquels je faisais face ne connaissait que la noisette du Piémont, réputée la meilleure du monde, alors que nous aussi en France, nous avons des variétés très qualitatives. Nous avons développé une machine qui permet une excellente qualité de cassage, unique, très recherchée.

AANA : Comment la noisette est-elle devenue une culture importante du Lot-et-Garonne ?

Mathieu Martinet : Il y a 50% des noisettes françaises qui sont produites dans le Lot-et-Garonne, 40% dans le Tarn-et-Garonne, et le reste provient d’un peu partout. La présence de la noisette dans la région s’explique historiquement lorsque des arboriculteurs du coin ont recherché des solutions pour endiguer la crise que connaissait le pruneau dans les années 1970. Ils ont donc planté des noisetiers. Avec leur savoir-faire arboricole, ils ont réussi leur coup en obtenant des rendements supérieurs aux Italiens. Il faut dire que nous avons un climat proche de celui du Piémont, le terroir roi de la noisette.

AANA : Quelles sont les difficultés que connaissent les producteurs de noisette aujourd’hui ?

Mathieu Martinet :Dans les années 2010, la noisette avait vraiment le vent en poupe dans le Lot-et-Garonne. Aujourd’hui, c’est tout l’inverse. De ce que je sais, seulement 19 hectares ont été plantés cette année dont 16 chez moi. Je suis l’un des rares à y croire encore. Le prix de revient a augmenté, les frais également, cela fait cinq années où nous n’avons pas eu de récolte extraordinaire, je peux comprendre que certains producteurs baissent un peu les bras. Paradoxalement, la demande n’a jamais été aussi grande, le marché est porteur, mais il faut bien cibler sa clientèle. On ne peut pas s’aligner avec les prix turcs pour fournir l’industrie, ce ne sont pas du tout les mêmes conditions de production.”

AANA : La météo a été particulièrement capricieuse…

Mathieu Martinet : Si on met de côté l’année 2023 qui était une année normale, en 2021 et en 2022 il a gelé au mois d’avril ce qui nous a fait quasiment perdre ⅔ de la production ; et le printemps 2024 a été excessivement pluvieux. Les fruits ont été fortement piqués par les punaises, beaucoup ont pourri à cause des champignons. Ce qu’il se passe cette année – c’était la même chose l’année dernière -, c’est qu’il pleut énormément à un moment où le noisetier pollinise. L’eau lave le pollen et l’empêche de se diffuser correctement. Nous allons prendre une claque cette année à cause de l’eau, et les rendements vont être encore très affectés, je le crains.”

AANA : Existe-t-il des projets de labellisation concernant la noisette du Lot-et-Garonne ?

Mathieu Martinet : Aujourd’hui non. Il y a deux associations de producteurs, l’Association des Producteurs Indépendants de Noisettes Françaises, dont je suis membre, et celle créée par Unicoque, l’Association Nationale des Producteurs de Noisette. À mon grand regret, elles ne communiquent pas ensemble. Pour créer un label, il faudrait que tout le monde s’assoie autour de la table pour travailler sur un projet d’IGP par exemple, mais je déplore que ce ne soit pas le cas aujourd’hui.

AANA : Quels sont les débouchés pour la noisette du Lot-et-Garonne ?

Mathieu Martinet :Nous devons viser le haut-de-gamme, l’artisanat, plutôt que l’industrie. Il y a une demande très forte des pâtissiers, des chocolatiers, des confiseurs en noisette française. Fournissons-les !

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Appel à projet : Promotion des filières agricoles de qualité

Publics concernés : Association , Entreprise , Agriculteur

Domaines secondaires : Agroalimentaire , Agriculture , Filières

Fin de dépôt de dossiers : 1 juin 2026

La Région Nouvelle-Aquitaine est la première région française en nombre de produits sous Signes de l’Identification de la Qualité et de l’Origine (SIQO) avec plus de 300 produits qui participent largement à la richesse et à la renommée de la Nouvelle-Aquitaine. Afin d’accompagner les filières, la Région Nouvelle-Aquitaine propose deux dispositifs concernant des actions de communication des filières agricoles et d’élaboration de stratégie qualité des filières agricoles.

Montant

  • Action de communication : de 5 000 € à 50 000 € de dépenses éligibles (actions de communication, publications, organisation/participation à des opérations) ;
  • Élaboration d’une stratégie qualité  : de 3 000 € à 20 000 € de dépenses éligibles (études, cahiers des charges, analyses, expertises,  pour la reconnaissance des démarches qualité, et leurs aspects juridiques).

Documents à télécharger

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

13,5 milliards d’euros de revenus annuels : la Région veut renforcer son statut de 1ère région agricole de France

L’agriculture française sous pression : pourquoi la Nouvelle-Aquitaine devient le laboratoire stratégique du pays.

C’est un fait l’agriculture française reste parmi les plus puissantes d’Europe et un acteur de poids dans le monde mais elle fait face à une érosion lente depuis quelques années (la France n’est plus que le sixième exportateur européen en 2025, derrière les Pays-Bas, la Pologne ou encore l’Espagne, alors qu’elle occupait la deuxième place au début des années 2000).

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Aide à la promotion des produits agricoles sur le marché intérieur et dans les pays tiers

Date de publication : 23/01/2026

Disponible du 22/01/2026 au 23/04/2026

Le programme

Le programme européen de promotion vient en aide au secteur agro-alimentaire européen pour financer des campagnes d’information et de promotion.

Basé sur une stratégie définie au niveau européen, sous le slogan «Enjoy, it’s from Europe », le programme doit aider les professionnels du secteur à se lancer sur les marchés internationaux et faire prendre conscience aux consommateurs des efforts réalisés par les agriculteurs européens pour offrir des produits de qualité.

En cas de programme mettant en avant des vins de l’Union, il convient que le programme en question couvre un autre produit agricole ou alimentaire.
De même pour les produits de la pêche et de l’aquaculture, l’éligibilité aux actions d’information et de promotion dans le cadre du présent régime est réservée au seul cas où ces produits sont associés à un autre produit agricole ou alimentaire.

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Chaleur, gel, grêle : l’agriculture à l’épreuve du changement climatique

Stress hydrique, épisodes de gel tardifs, sécheresses ou excès d’eau… Pour les agriculteurs, le changement climatique est une réalité quotidienne. Face à ces bouleversements, des démarches collectives émergent pour aider les exploitations à s’adapter. En Occitanie, la coopérative Vinovalie fait partie des pionniers suivis par l’ADEME, dans le cadre du dispositif Accompagnement des agriculteurs face au changement climatique, conçu en étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire et structuré autour de trois volets complémentaires : adaptation, atténuation et santé des sols.







LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES

Panorama statistique des fruits, légumes et pommes de terre transformés

Données issues du consortium d’expertise économique constitué de 11 organisations professionnelles ou interprofessionnelles représentative de leur filière et coordonné par l’ANIFELT pour FranceAgriMer. 

L’objectif de cette publication est de regrouper l’ensemble des principales données statistiques, de la production agricole aux différents marchés de commercialisation, des filières des fruits et légumes transformés. En plus des analyses des données du commerce extérieur et de consommation, la grande majorité des données de production agricole et des données industrielles proviennent directement des organisations professionnelles.

LA SUITE DE CET ARTICLE EST RESERVE AUX MEMBRES