Secteur activité : Viticulture
Le goût des rencontres en Nouvelle-Aquitaine par France 3 : les oliviers dans les vignes
Samedi 27 mai à 11.30
La découverte d’un terroir et des rencontres culinaires
Le goût des rencontres en Nouvelle-Aquitaine dresse un portrait sensible des néo-aquitains et néo-aquitaines par le prisme de leur terroir et traditions culinaires.
Dans Le goût des rencontres, Justine Piluso sillonne la Nouvelle-Aquitaine à la rencontre des hommes et des femmes de cette région, à l’écoute de leurs histoires, à la découverte des produits, des goûts et des repas qu’ils préparent et partagent.
La rencontre et la recette du samedi 27 mai
Bœuf aux Olives à Aillas
Face aux changements climatiques et à la surproduction de vin, les agriculteurs et viticulteurs essaient de trouver des solutions. La cheffe va faire la connaissance de l’un d’entre eux à Aillas : Bernard. Désormais à la retraite, cet ancien arboriculteur venu d’Avignon a fait le pari de faire pousser des oliviers dans le département de la Gironde.
Justine Piluso va l’aider à planter une nouvelle variété d’olivier. L’occasion pour elle d’en apprendre plus sur cet arbre fragile qui prend tout juste ses marques sur les terres girondines. Puis, elle aidera Bernard à tailler les arbres d’autres variétés déjà en production.
Cette plantation atypique, Thomas, un jeune viticulteur, a, lui aussi, décidé de l’expérimenter. Soucieux des problématiques rencontrées dans le secteur, il a déjà commencé à se diversifier avec un élevage bovin et une truffière. Mais il ne s’arrête pas là ! Élu à la chambre d’agriculture, il partage son expérience et aide d’autres viticulteurs à se diversifier.
Puis viendra le temps de passer en cuisine. Justine aura hâte de sublimer les produits récupérés au gré de ses rencontres. Et c’est avec Françoise, la femme de Bernard, qu’elle réalisera un plat ensoleillé : un bœuf aux olives, accompagné de chou et d’une tapenade de légumes de saison.
Nos agriculteurs pionniers dégusteront ensuite ce plat 100% local.
Journal Courts Circuits n°6 avril 2023, Chambre d’Agriculture Nouvelle-Aquitaine
Les « 5M » de la fertilité des sols viticoles, par Vitisphère
Découvrez les 5 piliers pour redonner vie aux sols, d’après un expert en agroécologie :
- Microbiologie
- Minéraux
- Matière organique
- Molécules vivantes
- Matière grise
Pour rendre vos sols fertiles, gardez en tête la règle des « 5 M »» indique Rémi Thinard aux viticulteurs réunis ce 18 avril au Château Coupe-roses à La Caunette (Aude) pour discuter d’agroécologie.
« Les sols ont d’abord d’un bon microbiote, et de 5 tonnes par hectare de champignons et de bactéries fixatrices d’azote » détaille le fondateur de Symbiotik. « Ils se nourrissent en fractionnant le carbone libéré par les racines des couverts végétaux ou apporté sous forme de fumier, bokashis, BRF ou restes de rameaux ». Rémi Thinard vante les mérites de la litière forestière fermentée (Lifofer), « coûtant au maximum 3€/ha lorsqu’elle est fabriquée maison », du thé de compost oxygéné…
Etude Nielsen IQ d’avril 2023 sur la consommation des AOC en France
Dans un contexte de baisse régulière de la consommation de vin en France, l’étude NielsenIQ révèle des statistiques pour le moins hétérogènes :
- 21.8 millions de foyers français ont acheté au moins 1 bouteille de vin tranquille
- les vins blancs ont la faveur des foyers français (+192 000 foyers en 3 ans pour le blanc contre -629 000 foyers pour le rouge et -293 000 foyers pour le rosé)
- les vins légers ont la côte
- le prix est un marqueur primordial de choix, ce qui peut expliquer en partie l’attrait pour les vins blancs, moins coûteux que les rouges
Les plus belles progressions
- Côtes de Gascogne : +578 000 foyers acheteurs (une IGP majoritairement blanche)
- Côtes de Provence ; +497 000 acheteurs
- Beaujolais : +350 000 acheteurs
- Rhône Méditerranée : +312 000 acheteurs
- Languedoc Roussillon Terres du Midi : +212 000 acheteurs
- Jurançon : +193 000 acheteurs
- Provence Méditerranée : +183 000 acheteurs
- IGP Drôme, vallée du Rhône : +149 000 acheteurs
- AOC Minervois : +147 000 acheteurs
- Alsace Pinot Blanc : +140 000 acheteurs
Les plus fortes régressions
- Pays d’Oc : -853.000 acheteurs (mais conserve la première place des origines les plus achetées en GD)
- AOC Bordeaux : -730.000 acheteurs (3ème place des origines les plus vendues en GD)
- Languedoc Roussillon AOC Corbières : -701.000 acheteurs
- Côtes du Rhône : -381.000 acheteurs
- Sud-Ouest Bergerac : -313.500 acheteurs
- Rhône Costières de Nîmes : -313.000 acheteurs
- Bourgogne Aligoté : -285.000 acheteurs
- Sud-Ouest Fronton : -260.000 acheteurs
- Loire Muscadet : -257.000 acheteurs
- Bordeaux Côtes de Blaye : -252.500 acheteurs
Des oliviers dans les vignes du Bordelais pour répondre à la surproduction
À Courpiac en Gironde, un viticulteur a décidé de diversifier ses revenus en plantant des oliviers entre deux rangs de cabernet sauvignon. La surproduction de vin dans cette région oblige les professionnels à changer d’orientations.
Entre deux rangs de cabernet sauvignon, les plants d’oliviers s’enracinent : à Courpiac (Gironde), dans l’Entre-deux-mers, Thomas Solans a choisi de varier ses sources de revenus, symbole d’un terroir bordelais poussé à se diversifier sur fond de surproduction.
Le viticulteur profite d’une fraîche matinée de printemps pour planter une variété d’oliviers importée du Portugal et habituée aux climats océaniques. « Ici, avant, il y avait de la vigne. On l’a arrachée pour faire ce carré et voir si ça marche », sourit le vigneron de 38 ans en fichant des piquets…
Présentation du diagnostic agricole 2022 de la métropole bordelaise et animation sur la transmission-installation d’exploitations
Dan le cadre du PAT (Projet Alimentaire de Territoire Bordeaux Métropole) découvrez dans ce document le diagnostic agricole de la Métropole : cartographie des terres agricoles et des élevages, projets en cours, modes de distribution, recrutement… ainsi que des informations sur les enjeux de transmissions des exploitations.
Ce document fait suite à la rencontre du 30 mars 2023 ; le compte-rendu se trouve dans le document présent en bas de page ou en cliquant ici.
Présentation du diagnostic 2022
Compte-rendu de la rencontre du 30 mars 2023
Arrachage des vignes dans le vignoble de Bordeaux : le plan voté par le CIVB
Le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux a voté en faveur d’un plan d’arrachage sanitaire de 9500 hectares de vignes, pour répondre à la crise que traverse actuellement le vignoble bordelais.
Cette aide financière de 19 millions d’euros a été approuvée lors d’une assemblée générale qui s’est tenue ce lundi 17 avril, plus d’un mois après l’annonce initiale du gouvernement. Le processus d’attribution des primes de 6000€/ha doit encore être clarifié, mais le CIVB a indiqué que les premiers à s’inscrire bénéficieront de cet avantage. La campagne d’arrachage de vignes débutera après les vendanges de 2023.
« Le plan d’arrachage va venir restructurer notre vignoble«
Alan Sichel, président du CIVB
Alan Sichel a déclaré que le plan d’arrachage va permettre de restructurer le vignoble bordelais. Selon lui, ce vote est très important car il témoigne du soutien et de la solidarité de la filière envers les viticulteurs en difficulté. Dans le détail, le financement total pour ce plan s’élève à 57 millions d’euros, dont 38 millions d’euros provenant de l’État, 19 millions d’euros du CIVB et une dizaine de millions d’euros de la région via les fonds Feader pour accompagner la transition vers d’autres modes d’agriculture.
Ces primes à l’arrachage seront accordées uniquement pour les vignes en capacité de produire et non pour celles déjà à l’abandon. En plus de lutter contre la surproduction, ce plan d’arrachage vise également à combattre la Flavescence dorée, une maladie qui tue les pieds de vigne. Les parcelles abandonnées deviennent des foyers pour les insectes qui la transmettent, d’où l’importance de les éliminer rapidement.
Trophées Cognac vignoble engagé : les candidatures sont ouvertes !
Les viticulteurs, distillateurs et négociants souhaitant partager leurs pratiques environnementales ont jusqu’au 14 mai 2023 pour s’inscrire aux Trophées Cognac vignoble engagé, organisés en collaboration avec le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) et les journaux « Sud Ouest » et « Charente Libre ».
Ces trophées, qui visent à accompagner les acteurs de la transition environnementale dans les deux Charentes, seront remis le 29 juin 2023 à Jonzac (Charente-Maritime).
Seize lauréats seront récompensés dans quatre catégories :
- Empreinte
- Vivre ensemble
- Biodiversité
- Initiatives collectives
…avec deux viticulteurs et deux négociants distingués dans les trois premières catégories et un acteur institutionnel et une association récompensés dans la quatrième catégorie. De plus, deux prix spéciaux – Écosystème Cognac et Innovation – seront attribués pour souligner la diversité de la filière cognac, qui génère 60 000 emplois directs et indirects dans différents secteurs. Les candidatures peuvent être déposées en cliquant sur le lien ci-dessous :
[NEOCOOP] A.M.I. pour les coopératives agricoles de Nouvelle-Aquitaine
Date limite de dépôts des dossiers : 10 mai 2023.
Coopératives agricoles (moins de 250 salariés et CA < 50 millions d’euros), accélérez la transition agro-écologique à travers un parcours complet adapté à vos réalités et incluant :
- formation
- diagnostic
- plan d’action
- accompagnement à la mise en œuvre
Dans le cadre de la feuille de route Néo Terra, le programme NEOCOOP, piloté et financé à 100 % par la Région Nouvelle-Aquitaine, se propose d’accompagner spécifiquement les coopératives agricoles pour améliorer la résilience et le développement de modes de production plus respectueux de l’environnement tout en garantissant la compétitivité et la rentabilité des exploitations des associés-coopérateurs et de vos entreprises.
Le parcours NEOCOOP s’intègre à la stratégie de la coopérative pour coordonner et consolider les autres démarches engagées.
Les thématiques générales d’intervention
- la sortie des pesticides de synthèse
- la préservation de la biodiversité
- l’atténuation du changement climatique
- l’adaptation au changement climatique
- le bien-être animal et la sécurité sanitaire
- et l’alimentation durable
Les leviers d’action
- l’innovation (recherche & développement, expérimentation, transfert, démonstration in situ,…)
- le numérique et les nouvelles technologies (communication, agriculture de précision, commercialisation en ligne, imagerie numérique, logiciel d’aide à la décision, traitement des données, big data, positionnement GPS, robotique et cobotique, équipements connectés et autonomes, …)
- les investissements et leur financement (infrastructures et fournitures nécessaires à la transition agroécologique et leur financement via le renforcement des fonds propres, les outils bancaires, les subventions, …)
- la gouvernance et la responsabilité sociétale des entreprises (type de gouvernance, règles internes, équilibre entre parties prenantes, organisation, transparence des informations, contribution de la coopérative aux enjeux du développement durable…)
- le renforcement des compétences (formations et sensibilisations des adhérents et des salariés des coopératives notamment au travers de formes collectives d’accompagnement
