Les chiffres panoramiques du bio en 2022 par l’agence bio

Revivez la conférence de presse annuelle de l’agence bio du 1er juin 2023

Le jeudi 1 juin 2023, l’Agence BIO a organisé sa conférence de presse annuelle :

“Présentation des chiffres panoramiques du BIO en 2022 ».

En partenariat avec Interbio Nouvelle-Aquitaine, il s’agit de mettre en avant un territoire innovant et dynamique, que ce soit dans les initiatives alliant la BIO et le local, que dans la labellisation des collectivités les plus en pointe dans leurs engagements vis-à-vis des produits bio. 

C’est donc en direct d’un domaine viticole bio du Bordelais dans la région Nouvelle-Aquitaine, région française engagée dans le développement de la filière BIO et qui a mis en place un Pacte régional d’ambition pour l’agriculture biologique ; que l’Agence BIO vous présentera les chiffres du bio en 2022.

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La métropole de Bordeaux va recevoir le label « Territoire bio engagé »

Cet après-midi à 15 heures, Philippe Leymat, le président d’Interbio Nouvelle-Aquitaine, remettra à la Métropole bordelaise le prestigieux label « Territoire Bio Engagé ». Il s’agit d’une première en France pour cette distinction.

EXPLICATIONS DÉTAILLÉES
• Introduit en 2012 par Interbio Nouvelle-Aquitaine, ce label vise à reconnaître les efforts déployés par Bordeaux Métropole et ses producteurs, qui ont réussi à atteindre une superficie agricole certifiée bio de plus de 20%.
• Le territoire des 28 communes de la métropole bordelaise est caractérisé par la présence de 50% d’espaces naturels et agricoles, avec une prédominance des exploitations situées au nord et à l’ouest.
• D’ici à 2027, Bordeaux Métropole a pour ambition d’atteindre un taux de 30% d’agriculture biologique sur son territoire, puis de franchir la barre des 50% d’ici 2030.

LA BIO EN CHIFFRES
• L’année dernière, le territoire métropolitain comptait 148 exploitations agricoles où l’agriculture biologique occupait non seulement une place plus importante qu’au niveau national (20,5% contre 10,3%), mais était également en forte croissance (209 hectares en 2011 contre 1 121 hectares en 2021).
• Les principales filières de production comprennent la viticulture, l’élevage (bovins, ovins et volailles), le maraîchage ainsi que les grandes cultures (maïs, tournesol, etc.).

UNE SOURCE DE FIERETÉ LOCALE
• En 2015, le département de la Gironde a été le premier de la région à se voir attribuer le label « Territoire Bio Engagé ».
• Aujourd’hui, c’est au tour de Bordeaux de devenir la première métropole française à être labellisée, tandis que son vignoble se convertit massivement à l’agriculture biologique.
• Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Projet territorial alimentaire (PAT) de la Métropole, qui comprend un programme de 45 actions visant à promouvoir l’agriculture, les circuits courts, la proximité, la restauration collective ainsi qu’une alimentation saine, de qualité et durable.

Au niveau national, l’obtention de ce label exige que, au minimum, 15% du territoire soit certifié bio, ainsi que 22% des services d’approvisionnement en restauration.

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[Sauternes] Un conservatoire de cépages blancs au Château Rieussec

Article Terre de Vins du 24 mai 2023

Le château Rieussec en appellation Sauternes, dédie une de ses parcelles les plus qualitatives à la plantation de 44 clones de cépages blancs emblématiques du Sud Gironde, pour sélectionner les plus qualitatifs et les plus adaptés au changement climatique.

Mathieu Crosnier, le nouveau Directeur technique depuis janvier et Ondine Sanfins, chargée de la Recherche et du Développement, conduisent cette expérimentation sur les 20 ares situés sur le sommet d’une croupe graveleuse typique du Sauternais, un terroir d’exception qu’il partage avec Yquem, leur voisin. Actuellement nue, celle-ci accueillera 44 clones de sélection massale jugée indispensable pour revivifier le patrimoine génétique du cépage car, même si elle présente des avantages, la sélection clonale appauvrit la diversité génétique . Pour chaque clone, il y aura 4 placettes (intervalle entre deux piquets) de 7 pieds chacune. L’ensemble fera un peu plus de…

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Trophées de l’agroécologie 2023-2024 : les candidatures sont ouvertes

L’édition 2023-2024 des Trophées de l’agroécologie a été lancée le 25 avril 2023. Les candidatures doivent être déposées avant le 15 juin 2023 pour le « Grand Prix de la démarche collective » et le « Prix de l’innovation », et avant le 15 décembre 2023 pour le « Prix de l’Enseignement Agricole ». Chaque catégorie offre une récompense de 7 000 €, financée par le Crédit agricole.

Contexte

Depuis 2012, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, avec le soutien du Crédit agricole, organise les « Trophées de l’agroécologie ». Le concours récompense trois catégories de prix : le « Grand Prix de la démarche collective », le « Prix de l’innovation » au niveau régional, et le « Prix de l’Enseignement Agricole » au niveau national.

« Grand Prix de la démarche collective » et « Prix de l’innovation »

Les deux prix mettent en valeur les agriculteurs et agricultrices porteurs de projets ambitieux contribuant à la transition agroécologique. Les démarches collectives et individuelles des candidats sont évaluées en fonction de leur capacité à répondre à plusieurs enjeux :

  • Avoir un impact positif sur l’environnement : adaptation et atténuation du changement climatique, protection d’un milieu (ex. : agriculture à bas intrants), reconquête d’un milieu dégradé (eau, sol, écosystème fragile, etc.), sensibilisation à la protection de l’environnement, mise en valeur d’un paysage ou d’un milieu naturel particulier (ex. : plantation de haies), amélioration ou mise au point de procédés ou techniques nouvelles ou peu répandues respectueuses de l’environnement (ex. : association de cultures), etc.
  • Être économiquement viable : les participants doivent prouver que leur démarche agroécologique est compatible avec la rentabilité économique de leur exploitation. Ces démarches doivent pouvoir inspirer d’autres agriculteurs après adaptation au contexte territorial et aux spécificités des exploitations. Les impacts globaux de la démarche sur la création de valeur et la production sont également pris en compte.
  • Prendre en compte les aspects sociaux et territoriaux : l’impact du projet sur la qualité de vie des exploitants ou de leurs salariés ainsi que sur l’évolution de leur charge de travail est évalué pour apprécier la prise en compte des critères sociaux. L’intégration du projet dans le milieu socio-économique local est également valorisée, notamment l’implication d’autres agriculteurs, de partenaires extérieurs, la création d’emplois, la communication vers d’autres milieux, l’insertion des porteurs de projet dans la vie locale du territoire, la lutte contre l’isolement rural, etc
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Le goût des rencontres en Nouvelle-Aquitaine par France 3 : les oliviers dans les vignes

Logo France 3 Nouvelle Aquitaine

Samedi 27 mai à 11.30

La découverte d’un terroir et des rencontres culinaires

Le goût des rencontres en Nouvelle-Aquitaine dresse un portrait sensible des néo-aquitains et néo-aquitaines par le prisme de leur terroir et traditions culinaires.

Dans Le goût des rencontres, Justine Piluso sillonne la Nouvelle-Aquitaine à la rencontre des hommes et des femmes de cette région, à l’écoute de leurs histoires, à la découverte des produits, des goûts et des repas qu’ils préparent et partagent.

La rencontre et la recette du samedi 27 mai

Bœuf aux Olives à Aillas

Face aux changements climatiques et à la surproduction de vin, les agriculteurs et viticulteurs essaient de trouver des solutions. La cheffe va faire la connaissance de l’un d’entre eux à Aillas : Bernard. Désormais à la retraite, cet ancien arboriculteur venu d’Avignon a fait le pari de faire pousser des oliviers dans le département de la Gironde.

Justine Piluso va l’aider à planter une nouvelle variété d’olivier. L’occasion pour elle d’en apprendre plus sur cet arbre fragile qui prend tout juste ses marques sur les terres girondines. Puis, elle aidera Bernard à tailler les arbres d’autres variétés déjà en production.  

Cette plantation atypique, Thomas, un jeune viticulteur, a, lui aussi, décidé de l’expérimenter. Soucieux des problématiques rencontrées dans le secteur, il a déjà commencé à se diversifier avec un élevage bovin et une truffière. Mais il ne s’arrête pas là ! Élu à la chambre d’agriculture, il partage son expérience et aide d’autres viticulteurs à se diversifier.  

Puis viendra le temps de passer en cuisine. Justine aura hâte de sublimer les produits récupérés au gré de ses rencontres. Et c’est avec Françoise, la femme de Bernard, qu’elle réalisera un plat ensoleillé : un bœuf aux olives, accompagné de chou et d’une tapenade de légumes de saison.  

Nos agriculteurs pionniers dégusteront ensuite ce plat 100% local.  

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Les « 5M » de la fertilité des sols viticoles, par Vitisphère

Découvrez les 5 piliers pour redonner vie aux sols, d’après un expert en agroécologie :

  1. Microbiologie
  2. Minéraux
  3. Matière organique
  4. Molécules vivantes
  5. Matière grise

Pour rendre vos sols fertiles, gardez en tête la règle des « 5 M »» indique Rémi Thinard aux viticulteurs réunis ce 18 avril au Château Coupe-roses à La Caunette (Aude) pour discuter d’agroécologie.

« Les sols ont d’abord d’un bon microbiote, et de 5 tonnes par hectare de champignons et de bactéries fixatrices d’azote » détaille le fondateur de Symbiotik. « Ils se nourrissent en fractionnant le carbone libéré par les racines des couverts végétaux ou apporté sous forme de fumier, bokashis, BRF ou restes de rameaux ». Rémi Thinard vante les mérites de la litière forestière fermentée (Lifofer), « coûtant au maximum 3€/ha lorsqu’elle est fabriquée maison », du thé de compost oxygéné…

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Etude Nielsen IQ d’avril 2023 sur la consommation des AOC en France

Dans un contexte de baisse régulière de la consommation de vin en France, l’étude NielsenIQ révèle des statistiques pour le moins hétérogènes :

  • 21.8 millions de foyers français ont acheté au moins 1 bouteille de vin tranquille
  • les vins blancs ont la faveur des foyers français (+192 000 foyers en 3 ans pour le blanc contre -629 000 foyers pour le rouge et -293 000 foyers pour le rosé)
  • les vins légers ont la côte
  • le prix est un marqueur primordial de choix, ce qui peut expliquer en partie l’attrait pour les vins blancs, moins coûteux que les rouges

Les plus belles progressions

  1. Côtes de Gascogne : +578 000 foyers acheteurs (une IGP majoritairement blanche)
  2. Côtes de Provence ; +497 000 acheteurs
  3. Beaujolais : +350 000 acheteurs
  4. Rhône Méditerranée : +312 000 acheteurs
  5. Languedoc Roussillon Terres du Midi : +212 000 acheteurs
  6. Jurançon : +193 000 acheteurs
  7. Provence Méditerranée : +183 000 acheteurs
  8. IGP Drôme, vallée du Rhône : +149 000 acheteurs
  9. AOC Minervois : +147 000 acheteurs
  10. Alsace Pinot Blanc : +140 000 acheteurs

Les plus fortes régressions

  1. Pays d’Oc : -853.000 acheteurs (mais conserve la première place des origines les plus achetées en GD)
  2. AOC Bordeaux : -730.000 acheteurs (3ème place des origines les plus vendues en GD)
  3. Languedoc Roussillon AOC Corbières : -701.000 acheteurs
  4. Côtes du Rhône : -381.000 acheteurs
  5. Sud-Ouest Bergerac : -313.500 acheteurs
  6. Rhône Costières de Nîmes : -313.000 acheteurs
  7. Bourgogne Aligoté : -285.000 acheteurs
  8. Sud-Ouest Fronton : -260.000 acheteurs
  9. Loire Muscadet : -257.000 acheteurs
  10. Bordeaux Côtes de Blaye : -252.500 acheteurs
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Des oliviers dans les vignes du Bordelais pour répondre à la surproduction

À Courpiac en Gironde, un viticulteur a décidé de diversifier ses revenus en plantant des oliviers entre deux rangs de cabernet sauvignon. La surproduction de vin dans cette région oblige les professionnels à changer d’orientations.

Entre deux rangs de cabernet sauvignon, les plants d’oliviers s’enracinent : à Courpiac (Gironde), dans l’Entre-deux-mers, Thomas Solans a choisi de varier ses sources de revenus, symbole d’un terroir bordelais poussé à se diversifier sur fond de surproduction.

Le viticulteur profite d’une fraîche matinée de printemps pour planter une variété d’oliviers importée du Portugal et habituée aux climats océaniques. « Ici, avant, il y avait de la vigne. On l’a arrachée pour faire ce carré et voir si ça marche », sourit le vigneron de 38 ans en fichant des piquets…

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